25 décembre 2004

Sagesse Viking


 
 
Rarement est brave
Quand est parvenu à l'âge mûr
Celui qui dans son enfance fut poltron.
(Fafnismàl VI, 5-7) 

Je te conseille 
De ne point prêter serment
Qui ne soit véridique
Car cruelle vengeance
Suit trêve rompue,
Misérable est le parjure.
(Sigrdrifumàl XXIII) 

Dangereuse est la parole
Prononcée par autrui
Si elle n'est pas véridique
Le lendemain fais-lui rendre raison
Et fais-lui payer le mensonge public.
(Sigrdrifumàl XXV, 5-9) 

Je te conseille
De rendre les derniers devoirs aux morts
Où que tu les trouves
Qu'ils soient morts de maladie
Ou morts en mer
Ou péris par les armes.
(Sigrdrifumàl XXXIII) 

Souvent homme assis 
N'a point d'histoire à dire
Et homme couché
Prodigue le mensonge.
(Thrymskvida X, 5-8) 

Les propos mensongers 
Que chacun dit de l'autre
Poussent de longues branches.
(Reginsmàl IV,  4-6) 

Haute gloire avons reçue,
Que mourions maintenant ou hier,
On ne peut survivre d'un soir 
A la sentence des Nornes.
(Hamdismàl XXX, 3-4) 

Courage est meilleur
Que puissance de glaive
Quand il faut par fureur frapper,
Car l'homme ardent
Je le vois combattre rudement
Et vaincre, fût-ce par épée émoussée. 
(Fafnismàl XXX) 

Peigné et lavé
Doit être tout homme sage
Et restauré le matin,
Car nul ne sait
Où il sera le soir.
(Reginsmàl XXV) 

Ne pleurniche pas, vieil homme,
Si tu es pris dans la tempête,
Tu as connu l'amour des belles,
Un jour, il faut mourir.
(Sturlunga Saga

Le souffle du vent est rapide 
Thor a parfois de la force 
Grandes sont les forces du Christ 
Mais celles du Wyrd sont les plus grandes. 
(Manuscript vieil-anglais, vers l'an 1000)

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Hàvamàl

Le Hàvamàl : les paroles d'Odhinn


VI 6-9

Rarement malheur arrive au sage 
Car il n'est point de meilleur ami 
Que sa propre clairvoyance. 

XVI
Le lâche pense vivre pour toujours 
S'il se tient loin de la bataille
Mais la vieillesse le privera de la paix
Qu'une lance ne lui a pas accordé 

XXV
Le sot pense que tous ceux
Qui rient avec lui sont ses amis
Alors il découvre
Quand il vient à l'assemblée
Que peu parlent en sa faveur 

XXIX 4-6
Une langue bien pendue 
Si elle n'a pas de bride
Souvent se porte préjudice 

XXXIV
Un grand détour n'évite pas
De rencontrer son ennemi
Même s'il habite tout près
Mais pour aller chez l'ami cher
Toute route est bonne 
Même s'il est parti au loin 

XXXVI
Une cabane bien à soi est bien bonne 
Même si elle est petite
Chez soi chacun est maître
Deux chèvres et une hutte au toit de chaume
Sont mieux que de quémander 

XXXVIII
De ses armes sur la plaine 
Mieux vaut ne pas se séparer
Car on ne sait jamais quand sur le chemin
On aura besoin de sa lance 

XLVII
Jeune je fus jadis 
Je cheminais solitaire
Alors je perdis ma route
Riche je me sentis 
Lorsque je rencontrai autrui
L'homme est la joie de l'homme 

XLVIII
Les hommes généreux et audacieux
Sont ceux qui vivent le mieux
Rarement le chagrin les accable
Mais le lâche vit dans la crainte
Et l'avare dans la petitesse 

XLIX
J'accrochai mes vêtements
A deux poteaux de bois sur la plaine
Ainsi vêtus, ils avaient fière allure
Mais nu, je n'étais rien 

L
Le jeune pin dépérit qui se dresse solitaire
Nulle écorce ni aiguilles ne le gardent
Ainsi l'homme qui n'est aimé de personne
Comment vivrait-il bien longtemps ? 

LIII 4-6
Tous les hommes ne sont pas sages également 
L'imperfection règne partout 

LVI 
Modérément sage devrait être chacun
Jamais trop sage
Celui qui ne connaît pas d'avance son destin
A le coeur plus léger 

LVIII
Il doit se lever tôt le matin
Celui qui d'autrui veut ravir la vie ou les biens
Rarement loup couché trouve repas
Ni homme dormant la victoire 

LXIV
De sa vaillance il faut user avec modération
Car on peut découvrir 
Que parmi les braves
Nul ne peut à lui seul de tous triompher 

LXVIII
C'est le feu qui est le meilleur
Pour les fils des hommes
Ainsi que le spectacle du soleil
La santé si on peut la garder
Et vivre une vie honorable 

LXXI
Un boiteux monte à cheval
Un manchot garde les troupeaux
Un sourd peut combattre et être utile
Mieux vaut être aveugle que mort
Un mort n'est utile à personne 

LXXII
Mieux vaut avoir un fils
Même s'il naît après la mort de son père
Rarement pierre commémorative 
Se dresse au bord du chemin
Si le parent ne l'érige au parent 

LXXVI
Meurent les biens, meurent les parents
Et toi aussi tu mourras
Mais la réputation ne meurt jamais
De celui qui a vécu honorablement 

LXXVII
Meurent les biens, meurent les parents
Et toi aussi tu mourras
Mais je connais une chose qui jamais ne meurt :
Le jugement porté sur chaque mort 

LXXX 2-6
Quand tu interroges
Les runes venues des dieux,
Celles que firent les dieux suprêmes
Et que colora le mage suprême,
Le plus sûr est de se taire. 

LXXXI
C'est le soir qu'il faut louer le jour
La femme, quand elle a vécu
L'épée, quand on l'a éprouvée
La vierge, quand elle est mariée
La rivière gelée, quand on l'a traversée
La bière, quand elle est bue 

LXXXIV
Parole de femmes nul ne devrait croire
Car sur une roue tournoyante
Leur coeur a été façonné
Inconstance a été placée en leur sein 

XCV
Mon âme peut seule juger
Ce qui est dans mon coeur
Je suis seul avec moi-même 
Il n'est pire peine pour un homme sage
Que de n'être pas satisfait de lui 

CXIX 5-10
Si tu as un ami
En qui tu as toute confiance,
Va le trouver souvent
Car les taillis croissent
Ainsi que l'herbe haute
Sur le chemin que nul ne foule 

CXXI 5-10
Avec ton ami ne sois pas le premier à rompre
Le chagrin dévore le coeur 
De qui n'a personne à qui ouvrir son âme 

CXXIII 1-3
D'un méchant homme
Jamais tu n'obtiendras récompense
Pour tes bonnes actions 

CXXXIII 4-6
Il n'est nul homme excellent
Qui ne soit sans défaut
Ni si mauvais qu'il ne soit inutile 

CXXXIV 5-7
Du vieux sage ne ris jamais
Souvent est vrai ce que disent les anciens.





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Pour un communautarisme Européen!


Aujourd'hui un constat s'impose : s'affirment sur notre sol les communautarismes revendiqués, entre autres, par des maghrébins, des juifs et des nègres (terme qui n'a rien de péjoratif, comme l'avait remarquablement montré Léopold Sedar Senghor plaidant à juste titre pour la "négritude" en tant qu'exigence identitaire). Ces divers communautarismes nous paraissent parfaitement légitimes. A la condition, bien entendu, que soit reconnu comme tout autant légitime le communautarisme européen. Et à la condition, aussi, que les communautarismes des non-Européens débouchent, logiquement, sur le retour au pays d'origine des intéressés, qu'ils soient de première, deuxième ou troisième génération. En application du principe, simple et évident : "Une terre, un peuple".

Nous appelons donc les Européens soucieux de rester ce qu'ils sont à se regrouper, à s'unir pour s'entraider et se donner ainsi les moyens d'exister. Quant aux Européens qui n'auront pas ce réflexe de salut, tant pis pour eux... Qu'ils crèvent.

Le communautarisme européen, véhiculé par des réseaux de résistance (c'est la seule forme d'organisation qui nous paraisse adaptée aux circonstances présentes), est l'expression d'une prise de conscience identitaire : un certain nombre d'Européens se rendent compte qu'ils appartiennent à un type d'humanité qui n'est pas le même que celui des gens d'autres continents. Et en tirent les conclusions qui s'imposent.

Soyons clairs : cela n'implique aucune hiérarchisation entre les groupes humains mais cela exige simplement la reconnaissance que la différence, la diversité est source de richesse pour tout le monde. Chacun doit pouvoir être à l'aise dans un milieu qui est le sien, dans le cadre d'appartenances liées aux origines des personnes. Ce qui peut se traduire par une formule toute simple : chacun chez soi, avec les siens, et tout ira bien.

Le communautarisme européen est, aujourd'hui, la dernière chance des Européens. Il leur faut, s'ils veulent survivre en tant que tels, affirmer leur spécificité, leur identité. Pas plus mais pas moins que les autres.

Comment ? D'abord en apprenant, en découvrant qui ils sont. Quel est le patrimoine humain qu'ils portent en eux, qu'ils incarnent. C'est la mission que nous nous sommes fixée, à Terre et Peuple : faire découvrir, ou redécouvrir, à nos soeurs et nos frères européens qui ils sont.

A partir de là, tout devient possible. Et, en particulier, l'affirmation d'une nécessaire solidarité qui donne à chacune et chacun d'entre nous le sentiment, la conviction, que son sort, son destin est lié à celui de ses soeurs et frères de sang. Et en tirant des conclusions très pratiques, très concrètes, très simples dans la vie quotidienne : j'aide les miens... parce que ce sont les miens... comme les autres aident les leurs. Soyons capables de ce réflexe élémentaire : un Européen est en difficulté ? Je l'aide. Pourquoi ? Parce que c'est un Européen. Je fais pour ma communauté ce que les autres font pour la leur. Spontanément. Naturellement. Légitimement.

Je sais qu'en écrivant cela je m'attire les foudres des gens qui détiennent le pouvoir. Mais à quoi servirait la vie si elle ne permettait pas de dire la vérité ? Nous, Européens, avons en nous la religion de la vérité. Alors, tirons-en les conclusions qui s'imposent. Et n'ayons pas peur d'être nous-mêmes. C'est en cela — et en cela seulement — que nous serons dignes de vivre. Ou, s'il le faut, de mourir. Convenablement. C'est à dire debout. En combattant.

P. VIAL



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poème



Divine Europe

Clairières et forêts, les sources et les vents
et les pierres levées, le Soleil triomphant
tout cela nous disait la présence des Dieux
le Divin se cachait au plus secret des lieux.

C'était un autre temps, à l'aurore du monde
où l'Europe naissait dans la lumière blonde
du Soleil invaincu... Quand ces Dieux familiers
veillaient sur nos moissons, nos troupeaux, nos foyers.
Puis survinrent d'ailleurs, des déserts de l'Orient
des hommes sans respect ni des lois ni du clan
des barbares affreux, aux desseins sanguinaires
mutilant nos statues et brûlant nos sourcières.

Et l'Europe connut, dans une nuit profonde
par le fer et le feu, par le parjure immonde
la peine et la douleur et la mort de ses Dieux

mais sans jamais renier son passé religieux
qui l'unissait toujours aux divins souvenirs
de son ancienne foi, de son antique empire.

Une aube renaîtra... Il faut croire Apollon
Un jour, il reviendra...

Que le temps semble long !

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Achille héros divin

Achille


Le plus grand des héros grecs, Achille, a été chanté longuement par Homère dans l'Illiade. Sa gloire a traversé les siècles. Sa légende s'est enrichie de mille détails. Aussi, par souci de simplification, on distingue généralement l'Achille de la tradition homérique et celui des traditions posthomériques. Fils de Thétis et de Pélée, roi de Phthie en Thessalie, Achille, confié à Phoenix, apprit de ce savant précepteur l'art de l'éloquence et le maniement des armes. On dit également qu'il reçut du centaure Chiron des leçons de médecine. Avide de gloire et d'exploits, il suivit, en compagnie de son inséparable ami Patrocle, les deux héros grecs Nestor et Ulysse, qui rejoignaient le siège de Troie. Il préférait, malgré les avertissements de Thétis, une vie courte, mais glorieuse, à une existence plus longue, mais obscure. Sa beauté, sa bravoure, sa fermeté d'âme, la précieuse protection que lui accordèrent Héra et Athéna contribuèrent à accroître sa renommée. Cependant, le caractère du héros n'était pas dénoué de faiblesses. Ombrageux, excessif dans ses passions et ses rancunes, il abandonna la lutte lorsque Agamemnon lui eut ravi Briséis, la belle captive dont il était amoureux. Privés de son appui, les Grecs essuyèrent défaites sur défaites. Mais à la nouvelle de la mort de son ami Patrocle, tué par Hector, Achille sortit de sa réserve et revêtit une armure magique, forgée par Héphaïstos à la demande de Thétis. Il s'engagea de nouveau dans la bataille. Il tua Hector à l'issue d'un combat singulier et traîna le corps de son ennemi tout autour de la ville de Troie, sous les yeux des Troyens épouvantés. Puis, s'apaisant, il finit par consentir, en un beau geste de piété, à restituer la dépouille d'Hector à Priam, son père. Les jours du héros étaient toutefois comptés. Achille ne devait pas voir la victoire finale des Grecs. Il tomba, devant les portes Scées, au pied des murailles de Troie, frappé de la main de Pâris  guidé par Apollon. Il fut enseveli, au milieu des pleurs et des gémissements, sur le rivage de l'Hellespont.

Selon les traditions postérieures, Thétis tenta, à plusieurs reprises, de procurer à son fils Achille l'immortalité. Pour cela, elle le frottait le jour avec de l'ambroisie et le plongeait la nuit dans le feu. Enfin, elle le trempa dans les eaux du Styx. Le corps d'Achille devint invulnérable, à l'exception du talon, par où sa mère l'avait tenu. Lorsque la guerre de Troie éclata, Thétis recommanda à son fils de se déguiser en femme et de se mêler, sous le nom de Pyrrha, au groupe des filles du roi Lycomède, afin d'échapper à la pression des guerriers. Mais Ulysse, ayant appris du devin Calchas que la présence d'Achille dans les rangs de l'armée des Grecs était nécessaire à leur victoire, contraignit Achille par la ruse à le suivre : Il se déguisa à son tour en marchand et alla proposer aux filles du roi Lycomède des tissus de grandes qualités et des armes. Toutes les filles se dirigèrent vers les voiles et les tuniques, excepté Achille qui allait essayer le armes, se montrant sous son vrai jour. Plus tard, au cours du siège de Troie, il fut sur le point de trahir ses alliés par amour pour Polyxène, fille de Priam, mais il périt, le talon percé d'une flèche qui était son point faible. Il est vrai que ces récits tardifs, s'ils n'ajoutent rien à la gloire d'Achille, n'ont pas réussi à émousser l'adoration des Grecs pour leur héros préféré, qui, selon une tradition courante, passerait une éternité bienheureuse soit dans l'île Blanche, à l'embouchure du Danube, soit aux champs Elysées.

En fait, bien plus qu'un héros, Achille fut considéré dans l'Antiquité comme un demi-dieu et vénéré en maintes régions de la Grèce. On lui dédia des temples et un culte, notamment à Sparte et à Elis. On l'imagina poursuivant une vie posthume radieuse, entouré de divinités dont il partageait l'existence et les plaisirs au sein d'une joie éternelle, entrecoupée de festins et de combats sans nombre.
Achille aurait été un Achéen, peuple venant de Thessalie d'origine Dorienne (Nord de la Grèce) qui envahit la Grèce 2000 ans avant Jésus-Christ!


"L'homme de l'avenir sera celui qui aura la plus grande mémoire"

Mon Freiburgerland!

Freiburgerland et ville de Fribourg


Je vais ici vous présenter avec le plus grand des plaisirs ma patrie charnelle, la seule terre qui provoque la nostalgie en moi lorsque j'en suis éloigné ! C'est le seul coin de terre dont je puisse réellement me réclamer patriote ! Cette région est le Freiburgerland (Pays de Fribourg)

 

Situé à l'Est du de la Romandie le canton de Fribourg est une région de vertes montagnes, de chalets d'alpages, de paysans, de bûcherons, de châteaux, de mets gastronomiques tels que la fondue ou le repas de Bénichon, de petits villages campagnards, de vaches et de chamois et j'en passe… Au pied des Alpes, l'altitude moyenne du canton oscille entre 700 m pour les plaines et 2200 m pour les sommets ! L'air y est frais et les paysages magnifiques et un tant soit peu préservé ! 

Etre identitaire c'est cela, sentir un lien invisible, un attachement pour son sol, son peuple, sa région ! S'y sentir bien et avoir l'impression de connaître chaque arbre de chaque forêt !

Je ne me sens pas seulement attaché à la campagne de ce canton, mais aussi, chose plus rare, à la ville pluriséculaire qui en est le chef-lieu ! Cette petite ville (40 000 habitants) à su garder son charme malgré les récents assauts du modernisme et du cosmopolitisme annihilant !

La population autochtone Fribourgeoise, est quelque peu hétéroclyte car elle a subit diverse influences ethniques, tiraillé entre Germaniques et latins une grande partie de la population est de type Alpin et certains porte encore en eux les traces de la présence Romaine Antique ! A l'inverse d'autres porte en eux l'héritage Germanique des tribus Burgondes et Allamanes qui y étaient installés avant la christianisation du canton ! Bien sûr sans parler des nombreux fribourgeois qui ne sont pas Bourgeois de Fribourg depuis plus de 200 ans (St-Gall pour ma part) ce qui peut bien sûr modifier l'aspect général de la population ! Mais tous ces mélanges font justement la richesse de l'Europe ! Car tous ces peuples sont des peuples frères ayant une origine ou un substrat commun !

 

Histoire de la ville et du canton de Fribourg

Fribourg : une ville à la croisée des civilisations

Dès son origine aux confins de deux influences, Fribourg naît dans la seconde moitié du XIIe siècle de la volonté d'un prince germanique, dont la famille est étroitement mêlée à l'histoire du royaume de Bourgogne.

Bourgogne et Saint Empire autour de l'An Mil

Créé en 888 par Rodolphe Ier et agrandi par Rodolphe II en 934, le second royaume de Bourgogne résulte de la fusion de deux importants territoires : la Basse-Bourgogne et la Haute-Bourgogne cisjurane et transjurane, cette dernière comprenant l'actuelle Suisse romande. Tenté d'étendre son royaume jusqu'à l'Aar, Rodolphe II se heurte toutefois au duché alaman de Souabe.

Du duché de Souabe sont originaires les Zaehringen qui, en lutte avec une autre famille princière, les Hohenstaufen, choisissent de s'établir dans leurs possessions du Brisgau où Berthold II crée un château fort allodial (Zaehringen) et fonde l'abbaye de St. Peter en Forêt-Noire (1093). Par son épouse Agnès, nièce de l'empereur, il étend sa zone d'influence en direction de la Bourgogne, incorporée au Saint Empire en 1032.

Mais la concurrence des Hohenstaufen demeure et les Zaehringen cherchent à renforcer leurs positions grâce à la création de villes. C'est ainsi que le fils de Berthold II, Conrad, fonde Fribourg-en-Brisgau en 1120. Quelques années plus tard, soit en 1127, l'empereur le nomme recteur (administrateur) de la Bourgogne, en remplacement de son neveu qui vient d'être assassiné à Payerne. Désormais, les Zaehringen assurent la défense des intérêts impériaux de part et d'autre du Jura et s'installent dans les vallées de la Sarine et de l'Aar.

Le fils de Conrad, Berthold IV, hérite des possessions de son père, en même temps que de la fonction de recteur. Le mariage de Frédéric Barberousse avec Béatrice de Bourgogne le met pourtant dans la délicate situation d'être à la fois vassal de l'empereur et suzerain de l'impératrice, ce qui l'amène à renoncer à la Bourgogne cisjurane, en échange de droits régaliens sur les évêchés de Sion, Lausanne et Genève.

En voyage dans la région, sans doute pour mettre de l'ordre dans ses possessions et tenant compte d'un « ensemble de considérations politiques, militaires, géographiques et économiques », Berthold IV choisit une terrasse surplombant la Sarine, afin d'y établir une ville « nouvelle » qu'il fortifie : Fribourg (de l'allemand frei « libre » et Burg « lieu fortifié », nom provenant des libertés octroyées par le fondateur et à rapprocher de celui de Freiburg im Breisgau). Quant à la fondation de la cité, elle peut être fixée, selon l'historien Pierre de Zurich, à l'année 1157.

La destinée de Fribourg change à la mort de son fondateur (1186) : de point d'appui, la ville devient limite ouest de l'influence des Zaehringen face à l'évêque de Lausanne et aux ducs de Savoie. Berthold V, qui entre-temps a fondé Berne (1191), la léguera, en 1218, à sa soeur Anne, épouse d'Ulrich de Kibourg.

Adaptant les anciennes franchises des Zaehringen, les Kibourg octroient aux Fribourgeois une charte communale : la Handfeste (été 1249), document majeur réglant l'organisation politique, judiciaire et économique de la cité. Grevés de dettes, les Kibourg vendront toutefois la ville de Fribourg aux fils de Rodolphe Ier de Habsbourg (1277), lequel avait été élu roi de Germanie quatre ans auparavant.

1481  Entrée de Fribourg dans la Confédération suisse

Pendant près de deux siècles, Fribourg est sous la domination des Habsbourg (1277-1452). De nombreuses vicissitudes, tant militaires que politiques, marqueront cette période. Mais la cité des bords de la Sarine connaîtra également une prospérité certaine. La communauté des bourgeois prend son destin en main : la ville s'agrandit, les métiers s'organisent en corporations, l'éducation et l'assistance se développent. Alors que débute la construction d'une nouvelle église dédiée à saint Nicolas (1283), dont les travaux dureront plusieurs siècles, Fribourg adapte son système politique à son extension. Ainsi, par la Lettre des Bannerets (1404), elle se donne une nouvelle constitution.

Mais dès le milieu du XVe siècle, la situation politique se dégrade. Fidèles de la Savoie et partisans des Autrichiens s'affrontent régulièrement, et ce durant plusieurs années. Devant une telle confusion, la ville se place sous la suzeraineté de la Savoie (1452-1477) et renouvelle l'important traité de combourgeoisie passé en 1403 avec Berne qui, pour sa part, rencontre des difficultés avec la Bourgogne. En effet, Charles le Téméraire reçoit en gage de l'Autriche des terres proches de l'Argovie bernoise (1469). Membre de la Ligue des cantons suisses depuis 1353, Berne va entraîner Fribourg dans une guerre contre le Téméraire et la Savoie, son alliée.

Au cours des XVe et XVIe siècles, Fribourg va se constituer un territoire pratiquement définitif en acquérant plusieurs seigneuries et villages, en participant à la conquête du Pays de Vaud (1536) et, toujours en compagnie de Berne, à la dissolution et au partage du Comté de Gruyère (1554-1555). En politique extérieure, Fribourg adopte une attitude modérée, influencée par la France, sa principale alliée. C'est d'ailleurs dans notre cité que sera signée, en 1516, la Paix perpétuelle entre la France et les cantons suisses, suite aux Guerres d'Italie, paix marquant le début d'une politique helvétique de neutralité.

Grâce à la fabrication et au commerce des lames de faux, des cuirs et surtout des draps, Fribourg connaît, sur le plan économique, une très grande prospérité. Les marchands fribourgeois sont au rendez-vous des grandes foires, notamment à Genève et Zurzach, et bénéficient également des avantages que constitue l'axe du Gothard, ouvert dès le XIIIe siècle. Mais au début des Temps modernes, la conjonction de plusieurs facteurs - baisse dans la qualité de production, guerres, mercenariat, développement de nouvelles voies commerciales, Réforme protestante, etc. - provoque le déclin de son industrie.

Sur le plan artistique, les arts connaissent aux XVIe et XVIIe siècles un brillant développement avec entre autres les œuvres des sculpteurs H. Geiler et H. Gieng (fontaines Renaissance), du peintre H. Fries, auteur de nombreux retables, sans oublier les créations de l'atelier des frères Reyff qui contribuèrent également à façonner l'image du « Fribourg artistique ». C'est aussi le temps de la Réforme à laquelle Fribourg résiste, se trouvant même entièrement entourée de pays protestants dès 1536. Participant activement à la « renaissance de l'esprit catholique », les jésuites s'engagent dès 1580 dans la fondation du Collège Saint-Michel, dont Pierre Canisius sera « l'âme » pendant dix-sept ans. D'autres communautés religieuses rejoindront peu après la Compagnie de Jésus, s'ajoutant à celles déjà établies dans notre cité au XIIIe siècle. C'est également à cette époque que sont imprimés à Fribourg les premiers livres (1585).

Le « symbole » si on peut l'appeler comme ça de Fribourg est la cathédrale de St-Nicolas d'une hauteur de 75 m elle fut construite de 1283 à 1490 en molasse de la Sarine !

Histoire brève du canton

Antiquité :

Territoire celte, le canton de Fribourg passe en même temps que le plateau suisse sous la domination de Rome. Les quatre siècles de cette domination ont laissé des traces physiques et culturelles suffisamment profondes pour marquer encore aujourd'hui le canton.

Ces traces, la langue en est la manifestation la plus évidente, s'ajoutent sans entièrement les effacer à celles laissées par les Celtes (l'artisanat) et leurs prédécesseurs depuis les premiers chasseurs (la chasse, la cueillette) et les premiers paysans (la culture, l'élevage et les premiers métiers).

Moyen-âge

Du V e au XI e siècle, le Haut Moyen Age voit naître une civilisation propre à l'Europe occidentale, chrétienne et féodale avant tout. Le territoire fribourgeois est englobé dans cet espace culturel en construction mais, pour la première fois peut-être, une élite régionale s'affirme et crée des pôles de pouvoir (le château, le couvent, l'église) qui commencent à donner au futur canton une structure politique qui lui soit propre.

Dès le XII e siècle, la renaissance médiévale, accélération plus que rupture, place le canton au cœur d'une Europe avec laquelle les liens et les correspondances sont nombreux. Une ville marchande s'impose peu à peu à ses petites voisines et remplace les seigneurs féodaux comme suzeraine, avant de se dégager d'une longue vassalité et entraîner tous ses bailliages vers l'indépendance et l'adhésion à la ligue des cantons suisses.

La christianisation

La conversion des Burgondes vers 500 et de leur roi Sigismond, fondateur de l'Abbaye de Saint-Maurice en 515, a dû favoriser la pénétration du christianisme par le sud du canton de Fribourg. C'est d'Avenches cependant, première résidence de l'évêque, que la christianisation s'est principalement faite. Le premier évêque dont le nom soit connu est un Bulbucus, mentionné en 517. Vindonissa apparaît ensuite comme siège épiscopal.

Voilà pour les origines du canton je fais bref pour ne pas me retrouver avec un immense texte interminable !

La campagne Fribourgeoise

La campagne Fribourgeoise est un ensemble de petits villages de petites forêts et de montagne quand on s'approche de la Gruyère ! Les traditions y sont encore vivaces et sont célébrés chaque année ! Telle la Bénichon par exemple, fête fribourgeoise par excellence qui avait pour but de fêter la fin des moissons a laquelle on peut y trouver quelques origines païennes ! Durant cette fête on y fais la « foire » mais on y mange aussi et surtout des mets typiquements Fribourgeois ! Tels que les Bricelets, la cuchaule, la « moutarde » de bénichon, les meringues, la double crème, les gateaux au vin cuit et j'en passe ! Fête très identitaire et paillarde ! Voici des photos de quelques mets typiquement Fribourgeois ou en tous les cas Romands !

La désalpe

Toujours dans les traditions, la désalpe mondialement connue elle se passe en Gruyère c'est le fait de descendre les vaches de l'alpage pour qu'elle puisse passer l'hiver en plaine à cette occasion tous (vaches comme armaillis) revêtent leurs plus beaux atours et entâmes la descente de l'alpage (« La Ryndia ») ! A l'inverse au début du printemps-été on montent les vaches à l'alpage, c'est la Poya ! Voici quelques images de cette bien jolie tradition Fribourgeoise !

La Nature

La nature Fribourgeoise est composée principalement de montagnes, de lacs, de petites forêts et de champs ! Elle est pour le moment assez préservé bien que le béton soit présent de plus en plus dans les campagnes (avec ce qu'il « emmène » avec lui, les initiés comprendront) ! Certaines constructions pourtant sont fais dans le respect de la nature comme ce pont très moderne en bois qui ne fait pas trop tâche dans le paysage (qui a parlé d'archéofuturisme ?)

Autrement le canton de Fribourg (surtout les préalpes et les lacs) est une région région idéale et idyllique pour faire des randonnées et pour les plus intrépides il y a mêmes quelques sommets qui si on ne fait pas attention peuvent être très dangereux (j'en sais quelque chose, j'ai failli y laisser ma vie, au Vanil Noir, le plus haut sommet Fribourgeois pour ceux qui connaissent). Je ne puis que vous encouragez de venir découvrir ma région ou pour les Fribourgeois de découvrir leur propre région ! Je vais donc vous montrer ici (et je vais terminer par ça) des images sublimes des coins de ce canton !

       

       

    Ce pont a été réparé par mon père lorsqu'il était en Apprentissage de Charpentier !

 

 

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Siegfried

Siegfried et le dragon Fafnir

 

Il y avait déjà bien des saisons que le nain Régin avait recueilli la mère de Siegfried, Sieglinde, perdue dans cette contrée déserte et sauvage, juste avant qu' elle ne donne naissance à son fils. Il les avait abrités, protégés, nourris et, comme un père , il avait donné au jeune homme une éducation complète, digne des grands guerriers de ce monde.

Il lui avait enseigné l' art du combat, les ruses de la chasse, comment apprivoiser un chevreuil, dominer des loups ou dompter un ours. Il lui avait trouvé pour ami et compagnon de tous les instants un fougueux étalon gris.

Un matin, au retour d' une course lointaine, Siegfried dit à Régin avoir entendu d' étranges bruits sur la lande, de lointains feulement, sourds et rauques. Le nain comprit qu' il ne pourrait cacher longtemps la vérité à son protégé : ces cris sinistres étaient ceux d' un redoutable dragon qui régnait sur la lande.

Ce dragon, nommé Fafnir veillait sur un fabuleux trésor, dont un anneaux d' or et un heaume magique conféraient à ceux qui le possédaient richesse et immortalité.

Régin mit solennellement Siegfried en garde : tous ceux qui avaient affronté ce monstre avaient disparu à tout jamais. Cela ne fit qu' augmenter la détermination de Siegfried d' affronter le dragon.

Régin décida alors de confier au jeune homme l' épée de son père Sigmund. L' arme avait été brisée lors d' un terrible et ultime combat livré par Siegmund avant la naissance de son fils. Régin avait récupéré l' arme et l' avait réparé.

Cette épée étincelante, avant d' être celle du père de Siegfried , avait appartenu au puissant dieu Wotan. Douée de pouvoir magique l' arme avait pour nom Nothung.

Simulant l' indifférence, Fafnir laissa approcher son ennemi jusqu' à ce que le celui-ci , descendu de sa monture, fût en mesure de lui asséner de violents coups d' épée. Ces coups glissaient sur ses écailles sans lui faire bien mal. Mais l' un d' eux porté sur une articulation provoqua une désagréable douleur. Alors saisi d' une effroyable colère, le dragon prit son souffle et cracha un infernal torrent de flammes.

Engloutis par le brasier, le nain et le cheval, qui acoompagnaient le valeureux jeune homme furent tués sur le coup. Seul Siegfried survécut, plus prompt, ayant pu reculer à temps.

Fafnir approcha lentement. Parvenu à faible distance, il décida d' en finir : il prit une nouvelle fois son souffle.

Siegfried concentra alors toute sa volonté pour invoquer l' aide des dieux. Soudain, de Nothung jaillit un éclair aveuglant, une lumière intense, insupportable, destructrice qui frappa le monstre de plein fouet.

Foudroyé et aveuglé, Fafnir chancela, lança plusieurs coups de pattes dans le vide. En vain. Siegfried frappa et Fafnir s' effondra pour toujours.


Les dieux avaient aidé Siegfried. Etourdi de sa victoire, le jeune homme trempa ses lèvres dans le sang qui maculait Nothung.

Aussitôt il sentit une étrange mutation s' opérer en lui : le langage des oiseaux, qui commentaient sa victoire, lui était parfaitement compréhensible. Alors Siegfried s' enduisit tout le corps du sang du dragon et à ce contact sa peau commença à s' épaissir, se transformant en un cuir impénétrable aux armes. Toutefois, sans qu' il le sentît, une feuille de tilleul vint se coller dans son dos, isolant la peau et ménageant ainsi un endroit vulnérable.

Par la suite, guidé par les animaux, Siegfried arriva jusqu' à une île mystérieuse où se trouvait la walkyrie Brunrhilde. Elle avait été endormie là pour toujours , par le dieu Wotan, au sommet d' une montagne encerclée de flamme. Siegfried osa franchir le rideau incandescent et en embrassant Brunehilde sur les lèvres, lui rendit la vie.

Tous deux connurent le bonheur jusqu' au jour où Siegfried mourut au combat, frappé dans le dos, juste à l' endroit ou la feuille de tilleul s' était posée.
On retrouve une histoire similiaire dans la mythologie Nordique ( Scandinave). Siegfried y est Sigurd! Wagner s'inspira de cette histoire et plus généralement de la mythologie Germanique et Nordique pour créer ses oeuvres tel que "l'anneau des Nibelungen" par exemple!





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