26 décembre 2004
Critique littéraire

« Histoire et tradition des européens » retrace, comme le souligne le titre, plus de trente mille ans d'histoire et de culture communes aux peuples européens. Depuis la préhistoire à travers les fresques retrouvées dans plusieurs grottes d'un bout à l'autre de l'Europe (incluant la Russie bien sûr), jusqu'à nos jours, ces peuples ont toujours été liés par une même façon d'appréhender le monde et de le gérer.
Venner
nous prouve cette unité d'être en nous présentant plusieurs exemples
historiques, parvenant de ce fait à faire jaillir des tréfonds de
l'histoire l'âme européenne. Esprit chevaleresque et noble, esprit de
liberté et d'honneur (même à l'époque féodale, malgré ce que tente de
nous faire croire la propagande révolutionnaire), et ce à travers tous
les âges, célébré dans tous les récits épiques qui nous sont parvenus.
Ce livre nous démontre aussi, les "causes" de l'état actuel de l'Europe
( une partie tout du moins) et nous démontres que les Européens ont été
privé de leur "pensées originelles" par le christianisme tout dabord et
ensuite par la société consumériste égalitariste!
Le
livre est en fait une longue réflexion sur la nature de l'européen, et
bien entendu sur les raisons qui expliquent sa présente déchéance. Le
crépuscule qui approche pour nous, nos lointains cousins grecs l'ont
aussi vu et pressenti, sous la même forme qu'aujourd'hui : le nihilisme
généralisé, le cosmopolitisme, qui ramène tous les êtres au même niveau
et anéantit leurs identités, la dissolution de la race. Tel Platon, qui
affirme que les être humains ne sont similaires que dans leur part
animale (se nourrir et copuler), et que c'est leur humanité qui les
rend différents (« ce sont des êtres de culture et la culture
s'enracine dans le sang » P. 95). Et que, selon un de ses concitoyens,
l'orgueil et le luxe entraîneront la décadence, « et les masses seront
responsables de la crise. Elles seront enflées de vanité et de
tromperies démagogiques. […] Après quoi la constitution aura le plus
beau nom qui soit : liberté et démocratie » (P. 248)
Ce livre est donc à lire et pour ceux qui n'en saisiraient pas tout de suite tous les tenants, à relire!
Vous pouvez vous le procurer en le commandant à la Libraire du Paillon! ( Le lien est sur votre droite)
La vraie religion de l'Europe

Définition du paganisme
Mais que signifie donc «païen» ? Cultes démoniaques et magie noire ? Nostalgie stérile d'esthète ? Idéologie totalitaire sur fond d'exaltation de la force brutale ? Rien de tout cela ne correspond à la réalité des divers paganismes de l'Europe traditionnelle. Si une infime minorité de nouveaux païens peut se perdre dans ce genre d'impasse, c'est regrettable, mais ne permet nullement de caricaturer la plus ancienne religion du continent que l'on peut définir comme la religion des cycles de la nature et du cosmos.
Le paganisme est par définition cosmique et donc éternel. Au contraire, les religions abrahamiques, et surtout le Christianisme et l'Islam, malgré leurs multiples emprunts aux cultes antérieurs, se fondent sur la révélation donnée par leur Dieu jaloux à un moment précis, en un endroit précis: ce sont des religions historiques, connaissant un début et une fin. Le paganisme, qu'il soit celtique, hindou ou shintoïste, ignore cette vision segmentée du temps et lui préfère une vision cyclique. De même, il accepte la pluralité des approches religieuses, reflet de la multiplicité des figures divines : Apollon et Dionysos symbolisent des polarités en apparence contradictoires mais bien complémentaires. Le premier n'est jamais pensable sans le second, de même que l'Un n'est pas imaginablesans le Multiple.
Mais, me direz-vous, ce paganisme a disparu il y a 2000 ans, vaincu en Europe par la foi chrétienne, ailleurs par d'autres révélations (l'Islam en Afrique du Nord et en Turquie, autrefois chrétiennes). Les études historiques de plus en plus fouillées - et libérées des préjugés chrétiens - montrent que ce que l'on peut appeler, pour simplifier, le paganisme européen n'a jamais disparu et que la conversion de notre continent s'est faite très lentement… et sans douceur (sauf dans le cas de l'Irlande et de l'Islande).
Conversion par la force de l'Europe païenne au christianisme
La conversion a été forcée, par le fer par le feu. Elle s'est étalée sur des siècles: les Lituaniens, par exemple, n'ont été convertis - de force - qu'aux XVIème et XVIIème siècles. Dans nos régions, les anciens cultes polythéistes ont été recouverts d'un vernis chrétien, souvent très mince.
Voyez le culte des saints, des sources, les processions, les feux de la Saint-Jean (et tout le calendrier des fêtes), et même la Trinité, très peu monothéiste. Ce n'est qu'à la Contre-Réforme, en réaction contre le Protestantisme, qu'un quadrillage efficace a été mis en place par l'Eglise catholique. Les mentalités, ce que Jung appelait l'inconscient collectif ont pourtant conservé les structures mentales du paganisme; seuls les noms ont changé. De même, l'étude de notre culture montre que toutes les renaissances en Europe se sont toujours faites par un recours à la mémoire païenne: la Renaissance italienne ou française, le Romantisme allemand, etc. Mais aujourd'hui, en ce début de XXIème siècle, face au triomphe apparent du matérialisme le plus avilissant, face aussi à l'offensive de religions sauvages souvent exotiques (les «sectes»), face surtout à l'Islam de plus en plus massivement présent sur notre sol (avec les conséquences que cette sorte de colonisation implique, voir l'Inde ou la Macédoine), comment se dire païen sans passer pour un farfelu ? Commençons par critiquer divers préjugés.
Les dieux contre le matérialisme
Tout d'abord, paganisme ne rime absolument pas avec matérialisme. Honorer les Dieux, qui sont des Puissances et non des personnes, ne signifie pas adorer le Veau d'Or. En ce sens, un païen conséquent est plus proche d'un chrétien révulsé par la marchandisation du monde que d'un consommateur satisfait. Ensuite, le païen ne peut être membre d'une quelconque secte, qui enferme toujours ses membres dans une vision paranoïaque du monde avec son attente de l'Apocalypse, son culte du Livre unique censé contenir toutes les vérités et des Elus qui, seuls, seront sauvés. Le païen vit dans un rapport de co-appartenance avec le cosmos, dont il n'est jamais le centre.
Son livre est la nature, même s'il admet qu' Homère, par exemple, est un auteur inspiré. Le païen ne se réfugie pas dans des paradis artificiels ni dans de misérables consolations d'outre-monde, puisque son
Le Shinto japonais est une religion païenne. L'élément féminin y occupe donc une place importante. éthique est par définition tragique, faite d'acceptation du destin, vu comme un défi à relever pour rester fidèle à sa vision de l'honneur, pour offrir un nom sans tache à ses descendants.
Car le païen s'inscrit dans une continuité, celle de la terre et des morts, comme disait Barrès. Il se définit comme l'héritier d'un legs ancestral, qu'il enrichit et transmet. Le païen, s'il a la tête dans les étoiles, garde les pieds enfoncés dans la terre qui est la sienne, sans jamais perdre le contact avec ces deux dimensions. Il est fils de la terre noire et du ciel étoilé.
Face à la prétention monothéiste de détenir l'unique vérité - et d'empêcher les autres de cheminer à leur guise vers le divin -, le païen fait preuve de tolérance, en ce sens qu'il sait au plus profond de lui qu'approcher le divin peut se faire par une infinité de voies.
Un tel mystère ne peut jamais se résumer à un catéchisme borné ni à un ensemble de gestes répétés de façon mécanique. Mais tolérance ne signifie pas laxisme: comment tolérer tout ce qui restreint la souveraineté de l'homme (les drogues, les conditionnements, par exemple idéologiques ou médiatiques, les genres de vie malsains, etc.)? Or, l'actuelle société occidentale, entrée dans une phase d'involution de plus en plus marquée, semble se complaire dans l'exaltation des modes les plus dissolvantes, dans le brouillage systématique des repères, dans la destruction de tous les liens, par exemple familiaux et communautaires.
La religion de l'Europe
Concluons ce bref billet bien sûr incomplet. La religion de l'Europe est d'essence cosmique. Elle voit l'univers comme éternel, soumis à des cycles. Cet univers n'est pas regardé comme vide de forces ni comme «absurde» comme le prétendent les nihilistes. Tout fait sens, tout est forces et puissances impersonnelles régies par un ordre inviolable que les Indiens appellent Dharma (concept récupéré plus tard par les Bouddhistes), terme qui peut sembler à tort un peu exotique, mais que les Grecs traduisent par Kosmos: Ordre.
Depuis
des millénaires, notre religion traditionnelle, reflet de la tradition
primordiale, pousse l'homme à s'insérer dans cet ordre, à en connaître
les lois implacables, à comprendre le monde dans sa double dimension
visible et invisible. Le païen d'aujourd'hui, comme il y a trois mille
ans, fait siennes les devises du Temple d'Apollon à Delphes : connais-toi toi-même et rien de trop.

Tusk

Parmi les mouvements de jeunesse, il y en a un qui s’est tout particulièrement
signalé par son radicalisme antibourgeois : la dj.1.11 ou la Deutsche
Jungenschaft 1.11 (1er novembre, date de sa fondation). Le radicalisme
de ce mouvement est dû essentiellement à la personnalité
de son chef et fondateur : Eberhard KOEBEL, surnommé « Tusk
». Né en 1907 à Stuttgart, fils d’un haut fonctionnaire,
Eberhard KOEBEL a adhéré très jeune au Wandervogel.
Plus tard il est passé à la Freischar, dont il deviendra
Gauführer pour le Würtemberg en 1928. Cet homme de taille menue,
nerveux et énergique, ne fut pas un théoricien. Ce fut surtout
un artiste qui révolutionna le « style » des mouvements
de jeunesse, en donnant un visage moderne à ses revues, en conférant
à celles-ci un graphisme osé, épuré, moderne.
Sa célébrité dans le mouvement et dans toute l’Allemagne, « Tusk » la doit à ses innovations. Et celles-ci n’étaient pas seulement d’ordre graphique. Inlassable voyageur, KOEBEL avait campé et vécu avec les éleveurs de rênes en Laponie, sillonné le Nord de la Russie d’Europe, débarqué en Nouvelle-Zemble. De ces voyages inédits et franchement originaux, « Tusk » rapporte, outre son surnom (« L’Allemand » en scandinave), la Kohte (la tente des Lapons), la Balalaïka et le Banjo. Cette tente noire et ces instruments de musique seront adoptés avec enthousiasme par les jeunes. « Vivant avec intensité », KOEBEL parcourt son pays à moto (autre trait de modernisme) pour recruter de nouveaux membres. Les Wurtembergeois de Tusk font progressivement scission au sein de la Freischar et, le 1er novembre 1929, se rassemblent derrière la bannière de la dj.1.11. Tusk possède désormais son propre mouvement auquel il donnera un style original et une éthique nouvelle. Ce style et cette éthique marqueront le camp qu’il organisera en 1931 (Sühnelager).
Un style nouveau naît : froid et hiératique dans ses aspects extérieurs, incandescent et fou dans sa dimension intérieure. Tusk élimine le romantisme passéiste de l’ancien Wandervogel, qui idéalisait trop le Moyen Âge, au risque de dégénérer en mièvreries, en kitsch à la Hollywood. En cela, KOEBEL est bien le contemporain des futuristes italiens et soviétiques et d’Ernst JÜNGER, prophète annonciateur de l’avènement de l’ère « métallique ». Parallèlement à ce culte de l’« homo metallicus », les groupes animés par Tusk idéalisent la figure du Samouraï, anticipant ainsi la vogue occidentale pour MISHIMA. KOEBEL/Tusk, Allemand de Weimar, incarne aussi les contradictions de son temps : il agit politiquement à la croisée des chemins. Jusqu’en 1932, son action n’est guère politisée. Mais, dès cette année fatidique, où la crise atteignait son apogée, KOEBEL se jettera dans l’aventure politique. Ses positions, jusque là, avaient été finalement assez conventionnelles ; il était un nationaliste allemand non extrémiste, qui contestait surtout l’annexion de la Posnanie et du Corridor à la Pologne. L’idéal du soldat, chez KOEBEL/Tusk, n’est pas au service d’une cause nationale bien précise. Comme chez JÜNGER et DRIEU. Il est davantage religieux et éthique.
Le nationalisme de Tusk n’est pas hostile à la Russie. Cet immense pays, pour lui comme pour NIEKISCH n’a pas été perverti par les Lumières (BERDIAEV ne l’aurait pas démenti), qui ont fait vieillir les peuples d’Occident. Le romantisme russophile triomphe dans les rangs de la dj.1.11. Pêle-mêle, sans a priori idéologique, les garçons de ce mouvement chantent la geste de Staline et des armées rouges et les prouesses des soldats blancs de Koltchak. Ils lancent à travers toute l’Allemagne la mode des chants cosaques. Au Sühnelager de 1931, Tusk dirigera sa troupe (Horte), vêtu d’une pelisse cosaque et d’une toque de fourrure.
Avec ce style, impliquant
une rupture totale avec le monde adulte et bourgeois, KOEBEL/Tusk réalise
radicalement les vœux initiaux du mouvement de jeunesse. II déclara
un jour : « La jeunesse, est la valeur en soi et la maturité
est presque a priori une mauvaise chose ». Pour Tusk, platonicien
qui s’ignore, il faut couper dès que possible la jeunesse
des compromissions que lui impose le monde adulte. Il faut la préserver
des miasmes du bourgeoisisme. KOEBEL/Tusk luttera dans ce sens contre
les mouvements traditionnels, dont le style ne provoque pas cette rupture
thérapeutique. Les idéologèmes du peuple (Volk),
de la patrie (Heimat) et du Reich, qui mobilisent aussi le monde des adultes,
doivent céder le pas au concept radical de l’ORDRE. «
Dans l’ORDRE, écrit Tusk, conçu comme communauté
autonome, comme communauté de choix, comme communauté libre
de toute attache aux choses révolues, l’homme jeune trouvera
l’assise de son être ».
Avec la volonté de créer un ordre imperméable aux
influences délétères de la société
libérale, Tusk oppose deux modèles anthropologiques antagonistes
; l’un constitue l’idéal à atteindre ; l’autre
représente la négation du premier, le pôle négatif,
le repoussoir. Ce dernier, il le baptise « le modèle répétitif
». « C’est le modèle de l’homme qui parasite
et végète dans le maximum de confort possible. Cet homme-là
veut vivre le plus longtemps possible, ne jamais être malade, ne
jamais souffrir physiquement, ne jamais exprimer d’idées
; il souhaite mâchonner du déjà mâché,
répéter ce qui lui a été dit, être heureux
quand la routine quotidienne s’écoule sans bouleversements
majeurs. Face aux moutonniers du répétitif, se dresse le
membre de l’ORDRE, libre de toute espèce d’obligation
à l’égard des visions-du-monde caduques, libre de
ne pas répéter les slogans conformistes, libre de ne pas
devoir fréquenter les répétitifs, d’adopter
leurs formes de vie et leurs idées ». Symbole de cette attitude
devant la vie : l’Eisbrecher, le « Brise-glace ».
Pour « briser la glace » qui fige les sociétés, les formes et les idées, l’ORDRE doit créer une discipline de fer. Il faut saluer ses supérieurs, leur obéir sans discuter car cette obéissance-là donne naissance à la liberté, elle provoque la rupture. Les vêtements du membre de l’ordre doivent être impeccables ; son langage doit être châtié et épuré de gros mots.
Mais l’ordre ne subsistera pas intact sous la pression des passions politiques. Tusk choisira d’abord le NSDAP, puis le parti communiste pour, enfin, abandonner la chimère de vouloir transposer ses idéaux dans une formation politique. Les communistes ne cesseront jamais de se méfier de lui. Tusk essaiera alors de noyauter la Hitlerjugend, en demandant à ses lieutenants d’y acquérir des postes de commandement. L’échec ne devait guère se laisser attendre… L’itinéraire politique de Tusk l’a mené au-delà de la gauche et de la droite, tout comme ceux des nationaux-bolchéviques et nationaux-révolutionnaires autour de NIEKISCH et PAETEL.
Cette position entre deux chaises était difficile à tenir. En janvier 1934, Tusk est arrêté par la Gestapo ; il tente de fuir et se fracture le crâne, avant d’être relâché. Il quitte l’Allemagne et se réfugie en Suède. Sa vie publique était finie. Le maladie s’empare de son corps et ne le lâchera plus. A Londres, deuxième étape de son exil, il tentera de gagner péniblement sa croûte comme photographe et professeur de langues orientales. Les exilés communistes acceptent de l’écouter mais n’acceptent pas sa candidature de membre. Toutes ses tentatives de reprendre le combat tournent à l’échec. Après la guerre, à Berlin-Est, il n’aura pas plus de chance. Il y mourra seul en 1955, à l’âge de 48 ans.
Tusk : une figure
à redécouvrir. Une figure qui résume au fond toute
la philosophie allemande depuis HERDER. Une philosophie qui privilégie,
dans ses explorations de l’aventure humaine, les balbutiements primordiaux
aux productions des âges mûrs. Une philosophie qui se jette
à corps perdu dans les mondes homériques et rejette les
mièvres esthétiques hellénistiques… Le culte
de la Russie et celui du Samouraï rejoignent cette vieille option.
Tusk : une figure au-delà de la droite et de la gauche, au-delà
des insuffisances politiciennes…

J'aurais l'occasion d'y revenir lorsque je traiterais le sujet des "Wandervögel" (Oiseaux migrateurs).
Futur.....

Ou alors.......

....A vous de voir, l'avenir est entre vos mains!
Pour ma part le choix est fait! L'Europe aux Européens, l'Afrique aux Africains!

La femme Européenne (Partie 1)
Dans l'optique de faire une espèce de dossier sur "la femme Européenne"
je vais vous retranscrire ici un texte intéressant d'Anne-Laure
d'Apremont une Normande spécialiste de la Scandinavie, des Vikings et
du paganisme!
La femme dans le paganisme nordique, passé et présent, Tradition et identité
Anne-Laure d'Apremont

Lorsque
l'on évoque le paganisme nordique, aussitôt se dresse devant nos yeux
l'image du géant blond, portant épée et bouclier comme si les valeurs
masculines et guerrières étaient prédominantes dans le monde du Nord.
L'archétype surgissant immédiatement est de type machiste car ledit
géant blond est naturellement emprunt de brutalité et d'autoritarisme.
On se réfère à un viking plutôt stéréotypé que réel. Cette image
d'Epinal, très restrictive, fait l'impasse sur les siècles précédents
où le paganisme dominait car l'on oublie que la période viking est
essentiellement chrétienne. Nous y ferons quelques incursions lorsque
ce sera nécessaire. Notre propos concerne davantage le côté
germano-scandinave de la tradition nordique mais cette dernière
pourrait aussi bien comprendre un volet sur les Baltes ou les Russes
car en dépit des différences ethniques, il existe une communauté
spirituelle. Je tiens à préciser que cette intervention se définit plus
comme un témoignage personnel qu'une recherche de type universitaire
stricto sensu car la tradition et l'identité sont à mon sens une
question d'expérience et de vécu, de sensibilité même, plus qu'un sujet
théorique que l'on doit aborder d'une manière froide et abstraite.
Puisque le sujet de la présente conférence porte sur la tradition et
l'identité, il n'est pas inutile de rappeler ce que fut la tradition
nordique d'un point de vue féminin et comment l'identité féminine
s'incarna. Nous allons passer en revue la condition et la place de la
femme dans la société scandinave ainsi que la place fondamentale des
déesses dans le panthéon germano-scandinave, hélas méconnue et
déformée.
Ainsi, l'étude des sociétés germano-scandinaves
nous enseigne que les femmes étaient réellement respectées, ce que
prouve la législation de cette époque. Dans Moeurs et Psychologie des
anciens Islandais, Régis Boyer a même écrit : "La femme était l'âme
d'une société dont l'homme n'était que le bras." (1)
Dans La Germanie,
Tacite parle de " la valeur sacrée de la femme ". Hommes et femmes
avaient chacun un rôle bien défini et se respectaient mutuellement.
L'on constate donc que la femme, loin d'être un personnage sans âme
comme ont tenté de le faire croire certains hommes d'Eglise par la
suite, occupait un place à part entière et était vénérée comme
l'incarnation d'une déesse. En témoigne encore le fait que la bière,
boisson sacrée par excellence chez les anciens hommes du Nord, était
fabriquée par les femmes. Si elles ne se mêlaient pas directement des
affaires publiques, elles incarnaient le pilier du clan. Elles
exerçaient aussi une influence lorsqu'une décision s'imposait
concernant les procès, les alliances et diverses questions matérielles.
Certes, les mariages étaient arrangés et constituaient une alliance
d'intrêts mais la future épouse devait donner son accord. Et
lorsqu'elle était mariéée, on la traitait avec respect. Elle pouvait
divorcer pour un motif valable comme le non-respect des clauses
maritales préalablement établies ou même en raison des railleries
insupportables de son mari. Si celui-ci venait à décéder, elle en
héritait. Cet héritage comprenait outre la dot qu'elle avait apportée,
le douaire, c'est-à-dire l'équivalent fourni lui par l'époux. Dans les
temps reculés, la société était de type matriarcal et endogamique,
guidée par une aînée, une déesse mère, avec un conseil féminin selon
les conclusions de Maria Gimbutas dans The Civilisation of the Goddess. Le mot anglais husband,
"mari" est lié à la matrilinéarité qui dominait alors, la lignée
maternelle ayant davantage d'importance que la lignée paternelle. Le husbondi norrois ou husbonda
vieil anglais signifiant "celui qui tient la maison" ou l'habitant de
la maison". Il s'agissait en fait de l'homme qui lors de son mariage
venait travailler et vivre dans la maison de son épouse. Puis après les
diverses migrations, notamment en Angleterre, les femmes pouvaient
possder des demeures en leur nom propre comme le démontre par exemple,
le Domesday Book.
La femme apparaissait généralement
peu dans la vie publique pour des questions d'ordre physique avant tout
: les procès, par exemple, se finissaient souvent en pugilats tout
comme les althing. En revanche, elle pouvait s'y faire représenter. Les
femmes exerçaient leur souveraineté au sein de leur foyer en portant
les clés de la maisonnée à la ceinture. Et il ne s'agissait pas
seulement des clefs de la porte d'entrée mais de celles des coffres
recelant les objets précieux appartenant au clan. Elles s'occupaient de
toutes sortes de tâches matérielles comme la préparation des repas,
l'approvisionnement sans oublier le tissage qui ne consistait pas
seulement en la fabrication des vêtements mais aussi en celle du
vadmal, l'étoffe de bure qui servait de monnaie d'échange lors des
voyages à l'étranger. L'éducation des enfants lui revenait et en
partie, semble-t-il, leur instruction.
Soulignons enfin une
de ses fonctions et non des moindres au regard de cette socité
nordique, celle de gardienne des traditions. Un homme en effet n'avait
pas d'existence légale s'il n'était pas capable d'énumérer ses ancêtres
et collatéraux sur plusieurs générations. La femme enseignait donc à
ses enfants son lignage et celui de son époux. Elle incarnait
véritablement la mémoire du clan. En outre, nous avons dit que la femme
était absente de la vie publique en général mais l'histoire compte
nombre de reines qui assurèrent règnes et régences. Citons pour mémoire
Gunnhildr de Norvège, Algiva, Astrid, Olga sur laquelle les historiens
ne parviennent pas à s'accorder mais il s'agit toujours d'une
européenne du grand Nord. Pensons encore à Audr qui deviendra une
figure légendaire dans l'Islande du XIIIè siècle. Les sagas dépeignent
toujours les femmes comme respectables et respectées même si elle
provoque des conflits que les homme sont obligés d'apaiser. Nous sommes
loin des images un peu mièvres qui envahiront la littérature classique
par la suite. C.S.Lewis a fait une remarque à ce propos, un peu
outrancière peut-être mais reflétant en partie la réalité : "Les
Norrois traitent leurs femmes non comme des femmes mais comme des
gens." (The Allegory of Love).
Tout le monde connaît l'existence de ces magiciennes-prophétesses, qui
pratiquaient la divination, les volvas. Elles nous permettent d'aborder
le rôle religieux de la femme car aujourd'hui, les débats sur l'entrée
des femmes dans le clergé animent les autorités présidant aux
monothéismes chrétiens mais c'est oublier que celles-ci assumèrent
autrefois une charge spirituelle, partout en Europe. Les seidkonas
pratiquaient, quant à elles, le seidr, type de magie impliquant la
transe et servant à communiquer avec d'autres dimensions de la réalité.
Un mot vieil-anglais, haegtessa, fait référence aux prêtresses que l'on
consultait pour des questions concernant le clan. Elles arbitraient les
querelles, participaient aux conseils de guerre. Bien évidemment leur
rôle équivaut à celui des volvas et en comprend d'autres. Les sources
islandaises évoquent les gythias, c'est-à-dire les prêtresses présidant
aux rituels. La fonction de toutes ces prêtresses est multiple :
prophétesses, magiciennes, guérisseuses et législatrices puisqu'elles
exprimaient la loi et jouaient un rôle d'arbitre dans les conflits.
Certains termes sont ensuite passs dans le vocabulaire profane pour
désigner les sorcières avec toute la connotation maléfique que le
pouvoir eccléésiastique s'est ingénié à placer ici. Ainsi, dans les
langues indo-européennes, l'étymologie des noms servant à désigner les
sorciers et sorcières renvoient à l'idée de connaissance. Prenons deux
exemples : le mot witch en anglais et le mot vedun ou vedunja en russe
sont construits sur la racine *wid-, "connaître", cette même racine
sanskrite qui a donné le Veda, représentant la quintessence de la
connaissance chez les Hindous. Nous sommes loin des pratiques
sataniques ! La sorcellerie de nos campagnes montre combien l'homme et
la femme étaient égaux dans leurs fonctions et prérogatives. Ils
étaient mis au même rang et les paysans les redoutaient et les
admiraient tout à la fois. C'est d'ailleurs par les pratiques sorcières
que l'on a continué à reconnaître la femme dans sa fonction religieuse
et magique.
Quant à la religion nordique proprement dite,
elle était -et reste- dans son essence très féminine. Il suffit
d'examiner le panthéon germano-scandinave pour s'en convaincre. Toutes
les déesses nous ramènent à l'idée d'élévation spirituelle, de lumière
et de corps de gloire. Elles sont des exemples dont nous pouvons nous
servir chaque jour pour évoluer et aussi des clefs vers ces mondes
autres auxquels nos sens n'ont pas un accès direct. Les déesses nous
invitent à la Connaissance des mystères de notre monde, du visible à
l'invisible. La place prépondrante parmi les déesses revient
naturellement à Frigg, épouse du dieu Wotan, dont le nom signifie "la
Dame" et l'habit de faucon suggère l'ascension. Frigg est la grande
souveraine car elle connaît le destin des êtres. Ce sont toujours des
êtres fminins qui sont autorisée à lever un morceau du voile.
Finalement quel élément revêt plus d'importance que ce fameux Destin,
en particulier dans une religion où il est tout, où les dieux comme les
hommes y sont soumis ? Ce sont les Nornes qui possèdent une demeure
sous l'Arbre du Monde, l'axe primordial, symbole de l'équilibre
parfait, du cosmos après le chaos, et tissent le destin des êtres. Urd
est la Norne du passé, Verdandi celle du présent et Skuld, celle du
futur, mais, et c'est ici que les choses deviennent intéressantes, pas
d'un futur absolu, plutôt de "ce qui pourrait advenir. Ainsi, on peut
supposer que si les dieux avaient fait ce qu'il fallait, leur destinée
aurait été autre. Cet exemple doit nous servir de phare à nous qui
revendiquons notre paganisme, nos traditions et notre identité. Nous
sommes loin des idées de "karma", de passivité engendrée par une
implacable fatalité. Il n'est jamais trop tard, nous sommes toujours en
mesure d'agir et cela, sur divers plans : physique, psychologique,
spirituel.
Revenons brièvement à Frigg pour rappeler
qu'elle connaît aussi le langage des végétaux, minéraux et animaux
puisque tous, sauf une pousse de gui négligée, lui promettent de ne
nuire d'aucune manière à son fils, Balder. Cette faculté nous montre à
quel point notre environnement n'est pas neutre. Tout est vie et
langage. Chaque élément est détenteur d'un esprit. Nous pouvons aussi
en tirer des conclusions pour nous en tant qu'individus mais aussi
membres de la société. A notre tour, nous pouvons essayer de nous
mettre en résonance avec notre environnement et pourquoi pas de
décrypter ce qui nous entoure. La Nature peut nous délivrer des
messages, fournir des réponses aux questions que nous nous posons.
Ensuite, nous avons aussi la preuve qu'un combat pour la défense de
l'environnement, l'écologie, ne peut s'inscrire que dans une
perspective sacrée et pas seulement purement économique et
matérialiste. Certaines expériences ont été menées en ce sens et
quelles que soient les dérives qui ont pu en découler, ces expériences
reconnues scientifiquement sont intéressantes et porteuses d'espoir.
Les déesses nous invitent encore à prendre conscience de l'importance
du clan et des ancêtres. Ainsi, la Connaissance est aussi l'apanage de
Saga qui incarne la mémoire du peuple. Elle nous rattache à nos
ancêtres dont le culte s'est aujourd'hui perdu dans le fond des âges et
échappe à nos contemporains. Il ne s'agit pas de vénérer les ancêtres
par crainte d'un châtiment ou pour simplement se les concilier et
obtenir quelque gain mais de se rappeler la valeur du sang, considéré
autrefois comme véhicule de l'âme. Le culte des ancêtres nous rattache
à notre chaîne familiale et outre une valeur sacrée, il comporte un
aspect psychologique non ngligeable, surtout en cette période où la
modernité conduit à l'errance. La psychologie moderne montre combien
l'influence des ancêtres est importante sur notre comportement actuel
même si elle est inconsciente. Un drame, par exemple, non exprimé
verbalement mais inscrit dans l'inconscient produira des effets à notre
insu. Passé, présent et futur sont inexorablement liés, ce que démontre
cette chaîne des ancêtres. C'est ainsi que la tradition permet à notre
identité de surgir.
Les divinités quelles qu'elles soient
et leurs mythes peuvent aussi nous aider en nous montrer la voie de la
transmutation. A son tour, Gefjion ("la dispensatrice) , la patronne
des jeunes filles, évoque celle-ci. Elles est vierge et servie par
toutes les femmes qui meurent vierges. Son nom la rattache à la terre
en tant que dispensatrice accordant l'abondance et sa virginité est
naturellement à rapprocher de celle la terre avant les semailles. Cette
virginité doit enfin se comprendre sur un plan spirituel et symbolique.
Aucune notion de morale chrétienne n'intervient ici. Il s'agit d'un
état de pureté intérieure après un processus de purification qui permet
d'aborder une autre étape sur le sentier spirituel. L'état de virginit
est celui de la non-manifestation, un état au-delà de l'espace et du
temps, une sorte d'empire du Milieu, c'est-à-dire de l'homme accompli.
Julius Evola décrit cet état de la façon suivante :
"En
réalité, ce qui importe le plus dans tout cela, c'est la capacité de la
materia prima de recevoir toute forme et de s'en imprégner sans être
jamais épuisée, sans être possédée dans sa racine ultime. La virginité
par conséquent, désigne ici le fait d'être insaisissable, abyssale, le
caractère ambigu et élusif de la "femme divine"... " (2)
L'image de Fulla dont le nom signifie "plénitude", incarne cette femme
divine, parvenue à la réalisation de son être. Servante de Frigg, elle
a la garde de ses chaussures et porte son coffret. Son front est ceint
d'un bandeau d'or, il ne peut que faire penser à l'aura dorée que l'on
perçoit après l'émergence du plus subtil. Quant aux chaussures et au
coffret, sans doute peut-on comprendre ces symboles comme ce qui mène
vers le trésor caché et le trésor lui-même, c'est-à-dire le cheminement
vers la connaisance.
Les déesses embrassent le champ
céleste et à son tour le champ terrestre. Le culte de la terre revêt
une grande importance dans le paganisme nordique. Différentes déesses
l'incarnent : la Terre-Mère est symbolisée par Jord, la terre hivernale
par Skadi.. La déesse qui incarne le réveil printanier de la nature est
Ostara dont le nom a donn "Easter" en anglais et "Oster" en allemand
pour Pâques. Il est intressant de noter que seul Bède la Vénérable
mentionne cette déesse mais dans les mouvements païens nordiques
actuels, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, elle attire une ferveur
particulière. Elle a donné son nom, entre autres, au cercle interne de
l'Odinic Rite.

Ciel, Terre et royaume caché...Voici Hel, "la dissimulatrice", déesse
du royaume des morts qui comporte neuf demeures. Si les chroniqueurs
chrétiens en ont donné une description terrifiante émanant de leurs
propres croyances, son étymologie nous invite à réfléchir sur ce
qu'elle est réellement et ce qu'elle incarne, la mort. Elle
"dissimule", c'est-à-dire qu'elle rend invisibles les êtres défunts aux
yeux des vivants, nous prouvant qu'ils ont franchi une étape, un
passage. Ils n'ont pas disparu. Le royaume de Hel ayant revêtu toutes
les apparences de l'enfer chrétien, il était donc logique que celle-ci
apparaissent sous les traits d'un diable en jupons. Mais elle est en
réalité la gardienne d'un seuil. Nous trouvons grâce à un mythe féminin
la réponse à la question principale que nous nous posons tous, celle de
la mort. A notre époque, on tente totalement d'occulter la vieillesse,
de la retarder, de retarder l'échéance de la mort. Cette période de la
vie n'est plus un signe de sagesse, elle ne signe plus l'expérience.
Bien sûr, on peut entendre celle-ci sur un plan symbolique, voire
spirituel, la mort à soi-même après une transformation intérieure.
Walkyries, Dises et Nornes jouent aussi le rôle de gardienne du seuil
et du passage entre les sphères invisibles au monde profane. Les
premières, vierges guerrières au service du dieu Odin, choisissent les
guerriers qui doivent tomber au combat puis les ramènent au Walhalla.
On peut supposer alors que le terme "guerrier" ne renvoie pas à un sens
purement physique. Le "héros" d'autrefois n'était pas seulement le
vaillant combattant. La guerre n'est pas tant le combat extérieur,
contre des ennemis tangibles que le combat intérieur, lutte sans merci
contre le ""petit moi".
Enfin, et j'en aurai terminé avec
ce tableau des déesses en tant qu'exemples pour nous-mêmes et pour
notre compréhension du monde, des mondes et de leurs mystères, le cas
d'Idunn mérite toute notre attention. Puisqu'elle est la gardienne des
pommes d'or, du secret de l'immortalité, les dieux rajeunissant grâce à
celles-ci, elle défie l'espace et le temps. Toutes les barrières
qu'échafaude notre conscience ordinaire, sont abolies. La quête
d'immortalité est un rêve qui a alimenté le vampirisme ou l'alchimie,
ou encore d'autres sentiers spirituels. La question de l'espace et du
temps est l'une des préoccupations majeures des scientifiques et il
serait intéressant d'établir un parallèle entre un mythe tel que
celui-ci et les théories scientifiques de ces vingt dernières années
sur le sujet.
Il existe encore maintes déesses que nous ne
pouvons aborder en détails ici. Nous pourrions évoquer les archétypes
dérivés des déesses comme les personnages féminins liés au Jul dont le
symbolisme est lui aussi très riche. L'important est de comprendre
qu'elles peuvent nous aider dans notre recherche. Ainsi apparaît la
possibilité de vivre un paganisme qui n'est pas désincarné, s'étendant
des plus hautes sphères jusqu'à nos préoccupations les plus immédiates.
Nous avons examiné différents aspects de la sociét et de la
religion païennes mais une réflexion plus poussée sur la rôle de la
femme aujourd'hui et la manière dont elle peut vivre le sacré est
ouverte et chacune peut y apporter sa contribution. De plus en plus,
les femmes jouent un rôle actif pour promouvoir leurs traditions et
leur identité et qui toutes, ont une personnalité intéressante : Freya
Aswynn en Grande-Bretagne, Sigrun von Schlishting en Allemagne, qui
restaure aussi un château en Pologne, Else Christiensen aux états-Unis
qui, elle, a effectué un séjour en prison. Les groupes païens nordiques
ou odinistes (je n'apprécie pas trop ce terme réducteur) suscitent
l'intérêt de plus en plus de femmes. Le cas de la France est
particulier car beaucoup de femmes isolées cherchent à s'engager
davantage mais pour toutes sortes de raisons, l'adhésion à un groupe
n'est pas évidente. La France est dominée par son caractère latin et
les gens n'ont souvent pas conscience de leurs racines ou à un niveau
très superficiel.
Il est bien évident que l'on ne peut
remonter en arrière tant notre civilisation a changé, peut-être
cependant pouvons-nous tenter de nous adapter aux circonstances mais il
existe plusieurs voies pour qu'enfin notre tradition et notre identité
s'affirment. Nous observons une inversion totale des valeurs et
celle-ci ne date pas d'aujourd'hui. Il semble que les hommes ont perdu
la conscience des valeurs masculines et que les femmes ne ressentant
pas la force et la sécurité nécessaires chez leurs compagnons se
battent sur leur terrain pour trouver cette sécurité et avoir
l'impression d'exister. Notre réflexion peut s'orienter dans plusieurs
directions : ainsi, la réhabilitation du rôle de mère est-elle
fondamentale. Si nous voulons prétendre agir sur la société, il faut
commencer à la base. Ensuite, je crois qu'il est nécessaire de
réhabiliter les valeurs dites féminines comme l'intuition et la
réceptivité et en revenir à notre environnement immédiat, la nature,
les saisons, les éléments, l'air, la terre, le feu, l'eau. Les
médecines traditionnelles, chinoises, ayurvédiques, avaient pourtant
bien compris que c'est un déséquilibre de ces derniers à l'intérieur de
corps et au niveau des corps énergétiques, qui engendre les maladies.
En astrologie également, les éléments sont indispensables pour
comprendre la psychologie d'un être. Ces choses toute simples sont
"passées à la trappe", or c'est en retrouvant les sens des éléments et
des cycles que l'on peut rétablir un ordre naturel. La femme un vecteur
intééressant pour cela puisqu'elles possèdent des prédispositions
naturelles. Et les hommes doivent aussi prendre conscience de leur
partenariat. Le féminisme a placé en rivalité hommes et femmes alors
que c'est en coopérant que nous parviendrons à construire. Une femme
qui revendique son paganisme peut essayer de retrouver le chemin des
dieux et déesses des temps anciens. L'action au quotidien au sein du
foyer ou d'une association, n'est pas la seule voie possible. Sa vie
spirituelle peut être riche. Le sentier vers les dieux, c'est aussi
retrouver sa dimension intérieure la plus sacrée pour pleinement
reconquérir son identité.
1. Régis Boyer, Moeurs et Psychologie des anciens Islandais, p.107, Editions du Porte Glaive, Paris, 1986.
2. Métaphysique du sexe, Paris, 1989, p.173
J'aimerais aborder ce thème pour montrer aussi, que nous autres peuple des forêts ne portons pas en nous cette "haine intrinsuèque de la femme" importée par les religions du désert qui sous couvert de culpabilisation asservisse la femme Européenne! Tout comme il nous faut affirmer que nous ne sommes pas raciste mais ethnodifférencialistes, il faut affirmer que nous ne sommes ni sexiste ni machiste, mais encore mois féministes! Il y à des différences fondamentales entre les sexes ( que ce soit physique comme spirituel) , elles sont là, les nier serait absurde, les utiliser pour asservir l'autre, tout autant! Reconnaissons juste ces différences et respectons les! Mais n'oublions jamais que les femmes doivent avoir tout notre respect car elles sont la clé de voûte de notre civilisation!

Chant de fidélité

Des hommes à l'âme vile
Portant du désert la croix
Ont imposé dans nos villes
Le reniement de la loi.
Mais pour que toujours sur terre
Reste un point de ralliement
D'âge en âge sont fidèles
Les hommes de notre sang.
Fidèles aux voix de l'âme
Des bois du roc et du sang
Fidèle à la vraie flamme
Fidèles à leurs enfants.
Lorsqu'a chanté la chouette
A l'omre de nos halliers,
Ils sont entrés pour la fête
Du Glaive et du Chevalier.
Les esclaves de la messe
Ont bafoué la raison
Cloué l'oiseau de sagesse
Aux portes de leurs maisons
Ils ont brûlé nos sourcières
Ils ont souillé nos enfants
Mais le choeur des âmes fières
A triomphé dans le vent.
Nous veillerons sous l'étoile
Qui veille sur nos destins
Nous ferons gonfler la voile
Vers les rivages lointains.
Nous payerons d'âge en âge
Le tribut de notre sang
Afin que l'or de l'Aurore
Réponde à l'or du couchant.
Quand tous les autres trahiront
Camarades nous serons fidèles
Dédendant notre race.
Luttant pour l'Europe nouvelle
Compagnons de notre jeunesse,
Fondateur de temps meilleur
Restez toujours avec nous
Pour bafouer la mort et la peur.

Suite des photos "randonnées"
Quelques photos de mes randonnées en montagne
Voici quelques photos de quelques-unes de mes randonnées en montagne! C'est plus qu'un hobby pour moi c'est une passion!
