27 décembre 2004

Les Dieux de la mythologie Nordique

FREYJA

(Dame ou maitresse) Freyja est la Déesse de la fertilité et de l'amour. Elle a un frère jumeau, Frey, et son père est Njord. C'est la plus belle et la plus noble des Déesses et c'est une Vanir (Vane)  mais vivant avec les Aesirs (Ases). Elle est la patronne des récoltes et des naissances, le symbole de la sensualité et résoud les problémes d'amour. Elle aime la musique, le printemps et les fleurs et a un pêché mignon à l'encontre des Elfes qu'elles pardonnent de leurs malices.
Elle se maria au mystérieux Dieu Od, ou Odur (Odin ?), qui disparut et elle en fit son deuil, pleurant des larmes qui en tombant sur les rochers se transformaient en or et en ambre dans la mer. Le rapprochement de son amour perdu avec Odin est possible, Freyja représentant la Déesse du désir ce qui va avec le Dieu, pére des batailles et de la destruction.
Ses possessions sont le collier de Brisingamen, qu'elle obtint en couchant avec les quatres Nains l'ayant conçu, un habit de plumes d'oiseaux qui lui permet de se changer en faucon, et un char tiré par deux chats, ces derniers symbolisant la tendresse et la chaleur charnelle. Elle posséde également Hildesvini ("le sanglier de combat") qui est en fait son amour humain, Ottar, déguisé. Sa servante est Fulla qui vit avec elle dans le superbe palais de Folkvang (Champ-des-Armées), un endroit résonnant de chansons d'amours. Son autre demeure est Sessrumniroù les femmes décédées.
D'ailleurs Odin et Freyja s'intéressaient aux morts, se les partageant à la fin des guerres.
En se déplaçant sur son char, elle était accompagnée par un groupe d'esprits de l'amour ailée qui cherchaient son amour perdu parmi tous les êtres vivants la poursuivant. De ses cheveux tombaient des fleurs printaniéres et elle déposait la rosée matinale et la lumière du Soleil derrière son passage.
En arrivant chez les Aesirs, sa réputation de Déesse puissante de la fertilité et de la nature l'avait précédé et elle dévoila le secret du Seior, la sorcellerie. Le Seior était un art terrible et dangereux conférant le pouvoir de prédire l'avenir, de contrôler la vie et la mort, l'amour et l'intelligence. Odin assimila les leçons de Freyja et surpassa les Vanirs eux-mêmes.
Culte : Il est vaste et couvre la vie, la naissance, l'amour, la mort, le combat, la fertilité, la magie noire (Seior)..Elle était invoqué pour les relations amoureuses surtout en Norvége et en Suéde.
Dans la poésie scaldique elle a d'autres noms : Dises des vanes (Vanadis), Truie (syr), Dispensatrice (gefn), Génie du chanvre (Hörn ?) et Mardöll...
Note : Les autres noms de freyja sont, Freya, frea, Froya et Friia. Elle est parfois assimilée à Idun, la Déesse gardienne de l'arbre magique de la jeunesse, et beaucoup d'analogies existent entre Freyja et Frigg. Les noms freyja et Friia sont des noms en Vieux Nordique.
Elle renvoie également à Cybéle (déesse asiatique) pour son penchant érotique. Elles se déplacait dans un chariots tiré par des chats.
Ses enfants sont Hnoss et sa fille Gersimi...


Freyja enlevé par des Géants!

Identité Européenne



 

L'identité européenne n'est pas née en Grèce. Il ne faut pas entendre, par "identité européenne", la fusion finale d'élements divers et hétérogènes qui ont pris forme tout au long du processus historique. L'identité européenne n'est pas la somme du passé greco-latin, d'une part, et du passé celto-germanique, d'autre part, auxquels se serait ajouté le christianisme de l'Europe médiévale, que nous pourrions appeler "euro-catholique"... L'identité européenne est bien plus ancienne, elle préexistait à toutes ces réalités que nous venons d'énumérer. Elle est ce qui a donné forme successivement au monde gréco-latin, au passé celte, germanique et slave —qui, tous, sont de simples adaptations historiques de l'esprit européen, sur un espace géographique concret et dans des conditions déterminées. Elle est aussi la force qui a transformé le judéo-christianisme en une forme religieuse élevée : le christianisme médiéval, mélange d'éléments chrétiens et païens qui, pendant de nombreux siècles, a été la référence spirituelle des Européens. Aujourd'hui, hélas, nous devons constater que les institutions des différentes confessions chrétiennes en Europe ont la ferme intention d'éliminer les éléments proprement européens de cette synthèse et de transformer le christianisme en une religion égalitaire et universaliste, qui ne conserverait de fidélité qu'à la seule mentalité religieuse des peuples du désert, dont le christianisme est issu au départ.

L'identité européenne n'est pas en train de se "former", aujourd'hui, dans les soubresauts de l'actualité et des palabres eurocratiques. Elle est née, il y a des millénaires, aux aurores de la préhistoire, quasiment en même temps qu'est apparu sur notre planète l'homme tel que nous le connaissons aujourd'hui. Les Européens sont reconnaissables, comme "différenciés" par rapport à d'autres populations, depuis de nombreux millénaires. Les cultures nord-européennes d'Ertebølle et d'Ellerberck indiquent la naissance de ce que les historiens appelleront le "monde indo-européen", un monde indo-européen que l'on reconnaît à une langue commune, à un type humain commun. L'existence d'un habitat primordial clairement circonscrit est désormais attestée et, surtout aussi, l'existence, dès les premiers temps, d'un système de valeurs déterminé, assorti d'une vision du monde précise : cette langue, ce peuple et cette "cosmovision" se sont étendus à toute l'Europe, donnant forme et origine à  tout ce que nous englobons aujourd'hui dans le concept d'Europe.

« Outre l'importance primordiale que revêtent les migrations successives des peuples indo-européens, l'identité européenne, dans les périodes proto-historiques, se renforce sans cesse parce qu'elle est portée par une nouvelle race, fécondée par un peuple doué de grandes qualités physiques et spirituelles, qui se profileront de manière optimale dans les empires et les cultures de la haute antiquité ; ces empires atteindront leur développement maximal dans les civilisations grecque, romaine et mèdo-perse » (1).

La cosmovision de nos ancêtres indo-européens englobe tous les aspects de la réalité et de la vie : de la vie sociale à la métaphysique, de l'organisation politique à la philosophie, cette cosmovision détermine tout ce que cet "homo europeus" inscrit dans le réel par la médiation de ses actes, tout au long de son aventure historique. Tous nos systèmes de pensée découlent de cette cosmovision, dans le sens où l'entendait Carl Gustav Jung, quand il évoquait les grands archétypes collectifs.

Pour les Indo-Européens, ceux du passé comme ceux d'aujourd'hui, la cellule de base de la société est la famille patrilinéaire, perçue dans le sens de l'ascendance comme dans celui de la descendance. Dans la haute antiquité, la famille patrilinéaire se concevait comme "gentilice" ou "clanique"; c'est-à-dire comme une "gens" ou un "clan" au sens vieux-romain ou celtique du terme [ndt : les Germains nommaient "Sippe" ce type de famille élargie]. L'appartenance à une "gens" indiquait un passé commun, dont on maintenait le souvenir. Le système de gouvernement des sociétés gentilices repose sur les assemblées de guerriers, disposant du pouvoir de décision. Ce système est fort éloigné des modes tyranniques ou despotiques de gouvernement, propre à l'Orient. Les exemples historiques de ce système sont nombreux : songeons simplement au Sénat romain ou aux "cortes" de l'Espagne médiévale.

Sur le plan religieux, nos ancêtres indo-européens développent un sens du sacré qui se situe aux antipodes des conceptions universalistes et égalitaires. Ils prenaient acte des différences entre les hommes et ne considéraient pas qu'il s'agissait d'un simple accident conjoncturel, mais admettaient, plus justement, que ces différences reflétaient des différences présentes dans l'ordre cosmique. Par conséquent, ils divisaient la société en trois catégories, et y rangeaient les individus selon leur nature personnelle. Ce schème social et religieux s'est répété pendant toute la période païenne, mais a également survécu dans notre moyen âge catholique, qui a maintenu la  division sociale entre "oratores", "bellatores" (ou "pugnatores") et "laboratores".

La femme, bien qu'inscrite dans une société de type patriarcal, était tenue en haute considération, contrairement au statut de la femme et à la condition féminine dans les civilisations issues de la spiritualité du désert, où elle est assimilée au statut d'objet sexuel et considérée comme la source du péché, où elle est obligée de se prostituer au moins une fois dans  sa vie, où on l'oblige aussi à se couvrir le corps d'un voile ou d'une bure de méchant tissu. L'antiquité indo-européenne ne connaît pas cette dévalorisation de la femme qui, au contraire, est tenue en haute considération et honorée. Si le père, dans la société gentilice indo-européenne,  exerce des fonctions civiques et militaires, la femme, elle, a pour tâche l'administration économique du domaine ou de l'abbaye [apanage des nobles dames franques ; ce fut le cas, notamment, de l'abbaye de Forest, à quatre kilomètres du centre historique de Bruxelles, pendant près de mille ans / ndt]. Les femmes avaient pour tâche la gestion économique de la société. La conséquence actuelle de cette position de la femme, perceptible dès les systèmes sociaux gentilices de la proto-histoire de nos peuples, est justement la place privilégiée qu'elle occupe dans nos sociétés européennes, par rapport à d'autres sociétés dans le monde.

Sur le plan personnel, la cosmovision indo-européenne accorde une valeur cardinale à l'esprit d'héroïsme et à la fidélité à la parole librement donnée ; dans les mondes latin et médiéval, cette attitude a généré le concept de "fides". En général, ce concept est sous-tendu par une propension à aimer la sobriété, à vouloir des rapports clairs, francs et directs, à considérer le devoir comme le complément nécessaire de cette conception activiste de la vie, qui postule de se réaliser soi-même, d'actualiser dans le monde les forces que l'on possède en soi. Cette volonté d'auto-réalisation de soi se retrouve comme caractéristique majeure dans tout le monde indo-européen. "Rien de trop", "Connais-toi toi-même", "Deviens ce que tu es" : voilà les maximes annoncées aux frontons des temples grecs ; si on les médite, si on accède ainsi à leur signification la plus profonde, on constate qu'elle contiennent, malgré leur apparente simplicité, une conception du monde sublime. Cette conception a été, est et restera la nôtre.

Cette origine commune et l'identité ainsi que la cosmovision, qui en découlent, ne doivent pas devenir pour nous, contemporains, de simples objets de spéculation intellectuelle, des objets de musée, certes vénérables mais passés, ni une matière pour érudits isolés et esseulés, ni un éventail de connaissances à mi-chemin entre l'académisme et le romantisme. Au contraire, nous devons faire de ces valeurs et de cette cosmovision, les piliers de base et le mythe mobilisateur dans le processus de construction de la grande Europe qui adviendra bientôt,dans notre avenir immédiat. Le 21ième siècle sera le siècle du grand combat identitaire, où l'on dépassera la phase de l'Etat-Nation et l'ère des blocs idéologiques nés de la seconde guerre mondiale. Nous voyons d'ores et déjà que la planète est en train de s'organiser autour de grands espaces déterminés par les communautés d'identité. Le destin place aujourd'hui les Européens devant une alternative : ou bien nous nous montrerons capables d'interpréter le sens de notre histoire pluri-millénaire et, par voie de conséquence, de créer une Europe qui, d'une part, déploiera les capacités prométhéennes de notre civilisation, et qui, d'autre part, sera capable de puiser des forces dans sa longue mémoire pour se construire, non pas sur des abstractions administratives ou quantitativistes, mais sur l'héritage pluri-millénaire de ses peuples. Ou bien, la prochaine génération d'Européens sera la dernière d'une longue histoire, une dernière génération qui aura été préalablement phagocytée par les deux ennemis qui menacent la liberté de notre continent-nation : le mondialisme uniformisateur et égalitariste, dont la capitale est New York, et l'islamisme qui agira envers notre passé comme il agit lui-même  à l'égard de ses femmes : il le couvrira d'un voile ou d'une bourka d'intolérance et d'obscurantisme, deux attitudes foncièrement étrangères à l'âme européenne. LA DÉCISION EST ENTRE NOS MAINS.

 
...Peuple des sources et des forêts....

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Histoire de l'Europe

L'offensive chrétienne contre les Scandinaves


 

Les premières missions

L'essentiel de nos sources pour l'étude de la christianisation de la Scandinavie a été rédigé en latin par des scribes chrétiens. Ils nous donnent un point de vue extérieur à la société décrite. Ces récits sont donc peu fiables et peu objectifs. Nous pouvons comparer avec les textes de tacite (Germania, rédigé vers ± 43) qui nous présentaient une interpretatio romana de la Germanie. Tacite et les autres auteurs romains identifiaient et comparaient les dieux du Nord avec les dieux gréco-romains. De ce fait, ils les acceptaient vraiment comme des dieux. Les écrivains chrétiens, en revanche, donnaient une interpretatio christiana et qualifiaient les dieux nordiques de puissances mauvaises (unholde), de démons (daemon), de diables (diabolus), etc. Ils les dénigraient systématiquement pour mieux glorifier leur propre dieu unique. Alors que les Romains manifestaient une relative indifférence puisque la notion divine des Germains n'était pas en contradiction avec la leur, les chrétiens, au contraire, affichaient une profonde hostilité, un mépris agressif et un dogmatisme intolérant pour toutes les conceptions différentes de la leur.

De plus, le prosélytisme évangélique a, au cours de l'histoire, accumulé tant de victoires que ses apologistes en déduisent une prétendue supériorité intrinsèque de la doctrine chrétienne. la réalité est pourtant tout autre: le christianisme a effectivement démontré l'efficacité de ses techniques de conversion, mais cela n'a jamais prouvé la suprématie réelle de son dogme. Par ailleurs, les campagnes d'évangélisation ont parfois connu des revers cuisants qu'il est bon de souligner. Ce fut notamment la cas des peuples scandinaves qui résistèrent longtemps à la christianisation.

La première tentative missionnaire fut le fait du moine anglais Willibord, sacré archevêque par le pape, qui se rendit au danemark vers l'an 700 pour y prêcher. Il n'y obtint aucun succès: ni le roi ni le peuple ne répondirent à son appel. L'échec était tellement patent qu'en 789, Alcuin écrivait à un abbé de Saxe pour lui demander s'il était permis d'espérer la conversion des Danois. Une tentative limitée eut pourtant bien lieu vers 804, quand Liudger évangélisa, avec la permission de Charlemagne, l'Ile de Heligoland.

 

La "Vita Anskarii"

Notre principale source pour les missions suivantes est la Vita Anskarii, d'une valeur historique médiocre mais fort instructive sur certaines coutumes scandinaves; par exemple, la pratique du tirage au sort, les débats du Thing (l'assemblée populaire), les réactions païennes, le culte du roi, etc. En 823, Ebbon, archevêque de Reims d'origine allemande, partit en délégation au Danemark. Il y prêcha pendant un été, puis s'en revint apparemment déçu. A ce moment, des querelles dynastiques au Danemark fournirent à Louis le Pieux (Hludowic) l'occasion d'intervenir dans leurs affaires et d'envisager la conversion du pays. Tout d'abord, en 826, il parvint à faire baptiser solenellement Harald Klak, un prince danois en exil. Ensuite, il chargea le moine Ansgar d'accompagner Harald dans son retour au pays. Pour entreprendre sa campagne d'évangélisation, Ansgar entassa dans le navire des objets de culte d'une grande magnificense et de nombreux cadeaux destinés aux futurs convertis. Arrivé au Danemark, il acheta un groupe d'enfants afin de les élever en vue du service divin. Attaché à la personne de Harald, il partagea son impopularité et son infortune. Tous ses efforts pour fonder une église furent vains et son échec fut aussi complet que ceux de ses prédécesseurs.

 

La première église de Scandinavie

En août 829, une nouvelle occasion se présenta. Une ambassade de Suède à Worms fit part à l'empereur que les gens de leur nation désiraient recevoir le baptême. Aussitôt Ansgar se joignit à une troupe de marchands qui se préparaient à partir vers le Nord. Au cours du voyage sur mer, des vikings saisirent les cadeaux destinés à l'avancement de la mission. L'expédition continua alors à pied pendant de longues journées vers le port de Birka, aujourd'hui Björkö (= "île aux bouleaux"), situé sur le Lac Mälar. Le roi Björn accorda aux missionnaires l'autorisation de s'établir, de prêcher, de convertir et de construire une église sur un terrain privé, la première église de Scandinavie. La mission rencontra dans cette ville des prisonniers chrétiens parmi lesquels elle recruta ses premiers fidèles et baptisa quelques marchands. Après dix-huit mois de labeur, Ansgar retourna auprès de Louis le Pieux. Fort content des résultats obtenus, l'empereur et le pape choisirent Ansgar comme premier évêque de Hammaburg (Hambourg).

Un parent de l'archevêque Ebbon, un nommé Gauzbert, fut choisi pour continuer l'évangélisation de Birka. Soutenu moralement et matériellement par l'Eglise et l'empereur, il prêcha, fit construire une seconde église et poursuivit son ¦uvre apostolique pendant de nombreuses années. Soudain, en 845, une émeute populaire éclata contre les chrétiens. La demeure de Gauzbert fut pillée, son neveu fut tué, les chrétiens furent couverts d'opprobe puis expulsés. Pendant sept ans, la Suède ne connut plus la présence d'un ministère sacerdotal.

Herigar (Hergeir), préfet de Birka, était l'un des plus anciens convertis. Il ne dissimulait pas son attachement au Christ et continuait à prêcher malgré la réprobation et les insultes de ses concitoyens. Les Suédois lui rétorquaient en louant leurs dieux auxquels ils étaient redevables de leur prospérité et reprochaient à Heirgar d'avoir follement renoncé aux croyances de ses ancêtres et de s'être volontairement séparé de la communauté.

Quand Herigar endura une pénible souffrance aux jambes, beaucoup vinrent lui rendre visite et lui conseillèrent de sacrifier aux dieux pour retrouver la santé. D'autres l'insultaient parce qu'il n'avait plus de dieux et lui disaient que c'était pour cette raison qu'il n'était pas bien portant. Il ressort de cet épisode que chez les Suédois le culte était uti-litaire et qu'ils voyaient dans la conversion au christianisme la rupture de la solidarité du peuple.

 

La mission d'Ansgar au Danemark

Suivant une des tactiques évangéliques, les mis-sionnaires s'efforçaient de gagner le peuple en convertissant tout d'abord le souverain. C'est avec cette intention qu'Ansgar partit en délégation en 848 auprès du roi Haarek (Horic) de Danemark. Il lui parla du Christ, s'efforça de gagner sa sympa-thie en lui offrant des cadeaux, en lui rendant des services, bref, en essayant de se rendre indispen-sable. Il proposa le baptême au roi mais malgré tous ses efforts, il ne l'obtint pas. Par contre, il ar-racha l'autorisation de bâtir une église à Schles-wig (Sliaswich). Les premiers convertis, après les esclaves, furent des marchands habitués à côtoyer les chrétiens dans le cadre de leurs activités.

En 852, année où mourut Herigar, Ansgar partit pour Birka, accompagné de prêtres et fort de lettres de recommandation de Louis le Germa-nique (Hludowic) et d'un passeport du roi de Da-nemark. Or, à ce moment-là, le roi et le peuple de Suède étaient extrêmement toublés. En effet, peu de temps auparavant, quelqu'un avait déclaré avoir pris part à un conseil des dieux du pays (in conventu deorum qui ipsam terram possidere) et avait été chargé par eux d'une mission auprès du roi et du peuple. "Nous vous avons toujours favorisés, avaient dit les dieux, nous vous avons donné l'abondance, la paix et la prospérité. de votre côté, vous nous avez offert les sacrifices et les hommages auxquels nous avions droit. Or voici que vous vous montrez plus négligents dans notre ser-vice. Mais vous nous déplaisez encore davantage en introduisant parmi nous un dieu étranger que vous nous préférez (alienum deum super nos in-troductis). Le culte de l'autre dieu qui s'oppose à nous ne peut être accepté. Si nous ne vous suffisons plus et si vous désirez un dieu en plus, nous admettons unanimement dans notre collège Eric qui fut jadis votre roi". Les Suédois, honorés de l'attention de leurs protecteurs célestes, élevèrent un temple à Eric et lui offrirent des sacrifices.

Donc quand les chrétiens de Birka apprirent l'arrivée d'Anschaire (Ansgar), leur épouvante se donna libre cours. Son séjour en Suède ne pouvait actuellement servir à rien. Le missionnaire serait bien heureux, s'il pouvait, au moyen des présents apportés par lui, acheter du roi la liberté de s'en aller du pays, la vie sauve.

 

Ansgar invite Olaf

Mais Ansgar adressa directement au roi Olaf une invitation à sa table. Olaf avait été mis au courant de l'arrivée de l'archevêque par un de ses courtisans et par des chrétiens. Il accepta l'invitation. Le roi se fit lire les lettres de Louis le Germa-nique. Il écouta le message de l'ambassadeur du roi Horic, dont voici la teneur: "Cet homme m'est bien connu; jamais je n'en ai rencontré de plus ex-cellent; en aucun autre, je n'ai placé autant de confiance. Je l'ai donc autorisé à régler dans mon royaume toutes les affaires de la religion chré-tienne. Je vous prie de lui accorder une semblable latitude dans le vôtre, car il ne veut rien accom-plir que de bien et de juste". Les présents remis à Olaf lui plurent beaucoup (citations extraites de la Vita Anskarii  traduite par Edouard de Moreau sous le titre de "Saint Anschaire", Louvain, 1930, p.100).

Mais Olaf ne disposait pas du même pouvoir que Horic de Danemark. Car c'était la coutume chez les Suédois que les affaires publiques dépendent plus de la volonté du peuple que de la puissance du roi. "Je vous accorderais volontiers, dit-il à l'archevêque, la liberté que vous souhaitez. Mais ce n'est pas un ordre royal qui, jadis, a chassé vos clercs, c'est une émeute populaire. Aussi ne puis-je consentir à votre mission avant d'avoir consulté les dieux et mon peuple. Au plaid prochain, je par-lerai en votre faveur. Si mon avis triomphe, vous serez libre pour agir. Si le contraire se produit, je vous le ferai savoir aussitôt".

Le roi avait parlé d'un "plaid". En réalité, il dut en tenir deux, l'un à Birka; le second dans une autre partie du royaume. Le roi réunit d'abord ses conseillers. Ceux-ci, comme dans toutes les graves résolutions à prendre, décidèrent de demander l'avis des dieux. Etant sortis dans un champ, ils consultèrent le sort. Le sort se montra favorable à l'établissement du christianisme. Quelques jours après, avait lieu l'assemblée populaire à Birka. Conformément à la coutume, le roi fit faire une proclamation par un héraut. Elle portait sur l'ob-jet de la mission d'Ansgar. Alors les assistants commencèrent à émettre leur avis. Ils étaient loin d'être d'accord et, dans le tumulte, on avait de la peine à s'entendre. L'assemblée se trouvait sans doute encore sous l'impression du message des dieux. Alors un vieillard se leva. Il rappela que le dieu des chrétiens avait déjà témoigné sa bienveil-lance à plusieurs d'entre eux, soit dans des expé-ditions maritimes soit à d'autres occasions. "N'ex-pulsons pas les serviteurs de celui qui nous a se-courus dans tant d'occasions". Gagné par ces pa-roles du vieillard, le peuple accorda aux prêtres chrétiens la liberté de prêcher et d'administrer les sacrements. La seconde consultation populaire se termina de la même façon. Mais, cette fois, Olaf se chargea lui-même de notifier par décret aux chrétiens la volonté populaire.

Ainsi, il était désormais permis de bâtir des églises en Suède; les prêtres y avaient la faculté d'exercer librement leur ministère; les habitants pouvaient à leur gré adhérer au christianisme. Le prêtre Erimbert fut aussitôt présenté au roi et installé dans ses fonctions. Olaf lui donna un terrain pour y bâtir un oratoire, le troisième à Birka. Sa mission achevée, Ansgar reprit le chemin de Hambourg.

Le revirement

En 854, le roi Haarek (Horic) de Danemark et son neveu Gudurm engagèrent un combat dans lequel ils périrent, ainsi que de nombreux notables, dont des amis de l'archevêque. Quelques païens profi-tèrent adroitement de cette circonstance et s'entendirent pour circonvenir le jeune roi Haarek (Horic). Si tant de maux venaient de s'abattre sur le pays, lui disaient-ils, c'était parce qu'on avait délaissé les dieux nationaux et admis un dieu étranger. Le gouverneur de la ville de Schleswig se montrait le plus acharné. Un beau jour, il fit fermer l'église du lieu, la seule du Danemark, et prohiba le christianisme. Le prêtre dut prendre la fuite.

Informé de ce revirement, Ansgar jugea que sa présence était indispensable. Après une entrevue minutieusement préparée, il obtint du roi le renouvellement des anciennes autorisations. Haa-rek le jeune consentit, malgré l'hostilité des païens, à ce qu'on plaçât une cloche dans l'église. Avec sa permission, un second centre chrétien s'établit à Ribe, sur la côte ouest du Jutland. Le roi donna un terrain pour la construction de l'église et consentit à ce qu'un prêtre fût nommé pour la desservir régulièrement. Par la suite, le pape déploya sa subtilité épistolaire pour gagner Haarek au christianisme. Mais malgré ses prières et ses exhortations, le roi n'accepta point le baptême.

Pendant ce temps, de 852 à 865, plusieurs mis-sionnaires se succédèrent à Birka mais récoltèrent plus de déboires que de succès. Le cercle des fi-dèles ne s'élargit pas. Après la mort d'Ansgar en 865, ses successeurs conservèrent à grand prix l'acquis. Ensuite, ils s'intéressèrent de moins en moins à la mission nordique, si bien que cin-quante ans après la mort de son promoteur, il ne subsistait presque rien de ces communautés chré-tiennes à Birka, à Schleswig et à Ribe. La construction de cinq églises (sans doute de simples oratoires), dont trois à Birka, constituait un maigre résultat. Toutefois, le déclin qui suivit fut encore plus caractéristique. Le christianisme s'y étiola dans l'indifférence générale. La tentative de christianiser la Scandinavie se clôturait par un échec.


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Wandervögel

Wandervogel

Révolte contre l'esprit bourgeois


Chap I


Imaginons une nuit froide de janvier. Sur les champs abandonnés, sur les branches des pins mutilés qui jalonnent le chemin, il y a encore de la neige.
Un poteau indicateur, taillé à la main, semble perdu au milieu de ce paysage sans vie. Il leur a souvent servi de point de rassemblement et indique : « Zum Fichteberg : 1 km ».
Après tant d'années de vagabondages joyeux, les voilà qui entreprennent la dernière marche en commun. Demain, déjà, l'un des deux jeunes gens qui suivent ce chemin durci par le gel, quittera la ville pour séjourner pendant des années à Constantinople. Et les voilà qui atteignent le sommet où trône un imposant château d'eau.
Karl Fischer, le plus jeune des deux, jette un regard sur les lumières de la petite ville, qu'ils distinguent à travers le brouillard vespéral qui tombe. Les citoyens de Steglitz (1) ont terminé leur journée de labeur et rallient l'âtre pour y chercher chaleur.
Hermann Hoffmann, plus grand et plus posé que son jeune compagnon, reprit alors la conversation interrompue. Il se remémore les événements passés. Que n'avaient-ils pas créé au départ de sa société de sténographie de Steglitz, société qu'il avait fondée quelques années auparavant dans le Gymnasium de la ville ! C'était en 1896. Très vite les exercices de sténo furent remplacés par de petites promenades. Et celles-ci devinrent, petit à petit, le centre réel de leur vie communautaire.
Les excursions en forêt et dans les vallées de la région s'allongèrent toujours plus, pour devenir des randonnées respectables. Tout le Harz fut sillonné de leurs pistes. Mais c'est surtout la randonnée de l'année précédente qui hante, vivante, leurs mémoires : ils ont marché et marché dans les forêts de Bavière et de Bohême. Ils ont planté leurs tentes quand tombaient des hallebardes. Ah ! ces journées de marche et cette vie simple ! Ces cuissons communautaires avec feu de bois et marmites fumantes ! Et la fête du solstice sur le sommet du Grosser Falkenstein (2) ! Le départ de Hoffmann risque de mettre fin à tout cela. Longtemps il a réfléchi pour savoir lequel de ses jeunes chefs serait le plus capable de poursuivre l'œuvre créée et de sauver de la dissolution le groupe d'amis qu'il avait rassemblé autour de lui. Un seul lui semble capable de mener à bien cette tâche et il veut l'en convaincre : Karl Fischer.

Mais cela ne lui coûtera pas beaucoup d'efforts. Depuis longtemps déjà, Karl Fischer est décidé à reprendre le flambeau et à donner un souffle nouveau à ce qu'ils avaient commencé ensemble. Hoffmann avait trouvé son successeur : très rapidement, ils s'étaient mis d'accord pour continuer l'organisation des randonnées d'écoliers sous la houlette de Fischer.
Hoffmann n'est pas un penseur révolutionnaire. Il estime suffisant de diriger une association de Gymniasten (3) inscrits au cours de sténographie et férus de randonnées, avec l'accord des instances directrices de l'école et des autorités, et en respectant scrupuleusement le système des valeurs de l'Allemagne bourgeoise et wilhelmienne.
Les plans de Fischer, en revanche, sont nettement plus « subversifs ». Leur style et leur ampleur sont tels qu'aucun membre du groupe n'est prêt à les suivre, sauf lui.
Vient enfin la dernière poignée de mains entre les deux amis, le lendemain matin, quand Hoffmann quitte Steglitz avec le premier train. L'heure de Fischer a sonné.
Karl Fischer a la réputation d'un original. Il salue la froidure hivernale en circulant sans manteau, pour blinder son corps contre les morsures du gel. La flemme qu'on ressent au saut du lit, il la combat en se lavant à l'eau glacée, la fenêtre ouverte. Le petit monde des aristocrates de Steglitz et de leurs tristes imitateurs bourgeois, il le perçoit comme le prisonnier perçoit son boulet. Les normes sociales, avec leurs interdits et leurs exigences, il les ressent, depuis sa prime jeunesse, comme des garrots qui empêchent l'ardeur de sa jeunesse de s'exprimer. L'école, avec ses vieilleries de programmes et la rigidité de son quotidien, lui fait souvent douter des « vertus » de l'éducation. Tout son être est animé par la volonté de trancher ces garrots. Des jours entiers, après le départ de Hoffmann, il errera dans les forêts qui entourent Steglitz. Ses pensées vagabondent et s'entrechoquent, elles forgent des images, des leitmotive dont la vigueur et la force suggestive le pousseront à l'action.
Conséquent avec lui-même, il commence à réaliser ses idées au sein du groupe que lui a légué Hoffmann. Les excursions communautaires se font plus fréquentes et plus longues. Les rassemblements, plus réguliers. Ils en organisent même pendant la semaine. Mais tout cela est encore loin de le satisfaire. Il crée un sifflement de reconnaissance et un salut qui distinguera son groupe de tous les autres.
Ce groupe, il veut le détacher de la vie quotidienne paralysante de Steglitz.
Il sait que la conception des choses qu'il porte en lui est frappée du sceau de l'unicité et il cherche des voies pour représenter cette originalité. « Nous sommes une caste particulière, nous sommes hors du commun et n'avons nul besoin de singer les manières des autres gens ».
Il modifie l'habillement et bientôt tout Steglitz jasera et parlera de ce « fou de Fischer » et de ses copains.
Avec ses compagnons, il chante de vieux Lieder (4) du peuple, ébauche de nouvelles randonnées et rêve d'aventures palpitantes. Mais le contraste entre le rêve et la réalité est désenchanteur : le lendemain, dès le matin, les voilà tous assis dans les classes aux grands murs nus du Gymnasium de Steglitz, et ils potassent du vocabulaire grec ou latin.
Mais les idées de Fischer poursuivent leur vagabondage et se focalisent sur le groupe. Pourtant, à ce groupe, il manque un nom qui puisse dès l'abord allumer les cœurs ; il n'y a pas assez de membres et pas de possibilité de faire de la publicité. Fischer, pourtant, échafaude ses plans…
Il est aussi un réaliste. Il sait analyser la situation avec exactitude et raison garder : il est encore trop tôt pour déclencher une rébellion ouverte contre les principes de base, solidement imposés, de la bourgeoisie wilhelmienne.
Il doit donc trouver une voie sans confrontation pour pouvoir se libérer et libérer la société des garrots qui briment toute originalité.
Il repart marcher, errer, dans les champs de la campagne qui s'étend autour de Steglitz. Il rumine et pèse le pour et le contre, évalue les possibilités. Il finit par clarifier ses idées. Sa décision est prise. Il sait ce qu'il veut.


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Mythologie Slave

Les Slaves faisant partie intégrante de la civilisation Européenne, il est donc tout naturel de leur accorder une attention toute particulière! N'en déplaisent aux NS rigides, qui ne sortent jamais de leurs théories Himmlériennes, les Slaves valent tout autant que les Latins, les Germains ou les Nordiques (à mes yeux en tous cas), si ce n'est même plus à l'heure actuelle!

La mythologie slave

Nous retrouvons dans la cosmogonie primitive des Slaves les manifestations communes à tous les peuples d'origine indo-européenne : la vénération du soleil, du feu, l'eau, l'air avec le culte central à "Notre Terre humide", le culte des ancêtres mu par le désir inné des hommes d'honorer ceux qui nous ont précédé et donné la Vie.

Les slaves croient en l'existenced'un monde intermédiaire entre les forces célestes et les hommes, peuplé des génies qui habitent tout ce qui vit.

  La divinisation des phénomènes naturels

L'astre solaire et ses différents visages : Le soleil a été à l'origine des principales fêtes du paganisme slave. Son parcours annuel était considéré comme une illustration cosmique de la destinée humaine : naissance, vie, mort et résurrection.

Certains contes serbes parlent d'un soleil assis sur un trône pourpre, entouré de deux jeunes filles, l'aube et le crépuscule, de sept juges, les planètes, de sept messagers, les comètes, et qui régnerait sur douze royaumes, les douze signes du zodiaque.

Suivant son intensité, selon les régions et sa position dans le ciel, ses fonctions et son nom varient.

Voici ses principales appellations à travers le monde slave :

Khors (nom d'origine perse) désigne le corps céleste lumineux et représente le Bien par opposition au Mal. Plus tard, le tsar et les princes seront assimilés au soleil.

Svarog est le soleil resplendissant et créateur, dieu de lumière qui, selon les différentes tribus slaves et les régions, reçoit également le nom de Dajbog, dieu qui fertilise les champs, ou Svarojtich qui représente le feu terrestre, dieu protecteur des forgerons, ou encore Svantovit, dieu guerrier, souverain des Slaves de la Baltique.

Koupalo dont le souvenir persiste dans le folklore slave jusqu'au début du XXème siècle représente le dieu soleil au crépuscule lorsque celui-ci disparaît dans les eaux matricielles pour renaître (koupat'sya signifie se baigner en russe). Après la christianisation, on le célébrait le jour de la Saint-Jean-Baptiste.

Yarilo (ou Yarovit chez les Slaves de l'Ouest) est le nom de la divinité du soleil de printemps, moment de l'éveil des forces de procréation. C'est une divinité virile, symbole de fertilité et d'amour.

L'eau : les Slaves vénéraient l'eau sous toutes ses formes, sources, cascades, rivières, lacs... On a pu identifier d'anciens lieux de pélerinages où l'on vénérait des sources, considérées comme miraculeuses dans les temps anciens.

La terre : était considérée comme la mère nourricière et féconde et était l'objet d'un grand respect. L'ancien droit russe en témoigne : "On ne doit pas battre la terre, ni cracher sur le sol, ni mentir au risque d'être engloutie par la terre". La cosmogonie ukrainienne parle de la terre comme d'une galette supportée par trois poissons dont les sauts provoquaient les tremblements de terre.

  Les panthéons slaves

L'étendue du monde slave a donné lieu a plusieurs panthéons suivant les régions et la proximité d'autres cultures.

Une distinction s'impose donc entre les dieux du cycle de la Baltique, dans la région située au nord ,le long de la Baltique, entre l'Elbe et l'Oder ; et les dieux du cycle russe, de Novgorod au Nord (où l'influence scandinave est forte) à Kiev au Sud-Ouest ; enfin un panthéon commun à tout le monde slave.

Le panthéon balte est caractérisé par une mythologie riche et déjà structurée, connue dès le VIe siècle, avec une hiérarchie de prêtres, des rites précis et des lieux de pélerinages.

Svarojitch était l'objet d'un culte dans la ville de Rethra.

Svantovit (vit signifiant seigneur), dieu du soleil et de la guerre, représenté avec quatre têtes, était honoré à Arkona, dans une île de la Baltique à Rügen. Triglav était représenté, comme son nom l'indique, avec trois têtes car on disait qu'il rêgnait sur trois mondes : le ciel, la terre et les enfers.

Les dieux du cycle russe : Le tout premier empire russe s'étendait au Xe siècle de Novgorod à Kiev et eut à subir de nombreuses incursions scandinaves dont le panthéon présentait de grandes similitudes. En 980, le prince de Kiev, Vladimir, à la veille de la conversion au christianisme, décida de restaurer le vieux paganisme slave. Il décida alors l'érection de six statues des principaux dieux russes.

On y retrouve Khors et Dajbog, deux divinités solaires que nous avons déjà évoquées ainsi que :

Simargl : l'oiseau chien, emprunté au bestiaire perse, reliait la terre au ciel par la faculté qu'il avait de voler. Il était considéré comme le protecteur des plantes. Appelé aussi "l'oiseau rayonnant", il fut à l'origine du conte de "L'oiseau de feu" dont s'inspira Igor Stravinsky en 1910 pour le ballet du même nom.

Mokoch, déesse de la fertilité, est la seule déesse du panthéon slave. On la retrouve tout au long de l'Histoire russe et elle deviendra la protectrice des travaux domestiques, du tissage, du filage.

Volos est le dieu des troupeaux et des bergers. Son nom se retrouve au bas des traités de paix ou de commerce. Par extension, il est devenu le dieu de la richesse et du commerce. Certaines de ses fonctions, au fil des âges, le font comparer à Apollon en tant que dieu bon et artiste.

Deux autres dieux ,Peroun et Stribog, sont communs à tout le monde mythologique slave. Peroun remplacera peu à peu Rod, l'ancien dieu des laboureurs, divinité universelle du ciel, de la foudre et de la pluie, souffle de vie et créateur du monde. On retrouve son nom dans les mots nature (priroda), famille (rod), le fait d'engendrer (rodit), peuple (narod).

Peroun, représenté avec une tête d'argent et des moustaches d'or, présente les mêmes caractéristiques que le dieu scandinave Thorr. On peut également l'assimiler à Zeus/Jupiter par certaines de ses fonctions.

C'est un dieu guerrier, personnifiant le ciel d'orage, la foudre, le tonnerre et la pluie. Son nom se retrouve dans le folklore jusqu'au XIVe siècle : il se montre au printemps accompagné du tonnerre et des éclairs pour fertiliser la terre grâce aux pluies et chasser les nuages pour faire briller le soleil.

Stribog, dieu des vents "âpres et sifflants", fut après la chritianisation assimilé au souffle du Saint-Esprit. Les paysans slaves disent encore aujourd'hui : "Si le vent est calme, c'est que Stribog joue de la flûte".

Par similitude de nom ou de fonctions certains dieux païens ont été spontanément assimilés par la chrétienté. Ainsi, le dieu Péroun devient Saint-Elie, tous deux évocateurs de la foudre. Les paysans serbes et bulgares disent en entendant l'orage : "C'est Saint-Elie qui se déplace dans le ciel sur son char de feu". Saint-Elie est désigné comme celui qui tonne ou le "cocher céleste".

Volos est identifié à Saint-Blaise (Vlasii, en russe). Saint-Blaise est le patron des troupaux et son icône était accrochée dans les étables lors des épidémies. Prier Saint-Blaise garantit une belle toison aux troupeaux.

Sainte Parascève reçut les mêmes fonctions que celles de la déesse Mokoch : protection des travaux domestiques, filage, tissage. On dit que les paysannes russes apportaient leurs ouvrages à Sainte-Parascève afin qu'elle les bénisse.

Saint-Jean Baptiste évoque l'antique Koupalo, dieu solaire se baignant dans l'eau pour renaître purifié. La fête de la Saint-Jean coïncide avec le jour de la célébration du dieu païen.

  Entre les dieux et les hommes, les génies

La sensibilité slave considère que tout ce qui existe, les forêts, les rivières, les champs, les maisons sont habités par des génies bienveillants ou menaçants.

Au travers des contes, des chroniques, on a pu identifier : le génie de la maison, le domovoï, comparable aux dieux lares de l'Antiquité, esprit protecteur de la famille et du lieu. généralement bienveillant, il pouvait aussi se montrer irascible. Il convenait alors de l'amadouer par des offrandes (par exemple un morceau de pain et du sel, pratique connue en Europe même de nos jours).

Le démon des forêts, "le sylvain" qui fait peur, ricane, se moque, frappe dans ses mains et joue des tours, peut prendre différentes formes pour effrayer celui qui s'égare dans la forêt.

Son opposé, le "pechii",protège les forêts et les animaux qui s'y réfugient.

Les esprits des eaux prennent la forme de belles jeunes filles vivant dans des palais de cristal et se révèlent parfois hostiles aux hommes.

Le culte des animaux était très répandu puisque certaines tribus slaves portaient le nom d'un animal.

On honorait le serpent qui, comme dans d'autres cultures anciennes, était à la fois symbole de mort et de résurection. Le serpent représentait également l'esprit des ancêtres lové sous le seuil de la maison familiale.

Les Slaves considéraient le cheval comme un animal sacré. Son culte se retrouve dans tout le monde slave et était lié aux rites guerriers et de divination.

Le loup, en particulier le loup gris, fascinait les peuplades slaves, comme en témoignent de nombreux contes anciens. On lui prêtait la faculté de se métamorphoser selon les circonstances et il jouait ainsi un rôle d'initiateur.

  Culte aux ancêtres et rites funéraires

Comme nous l'avons déjà évoqué, le culte aux ancêtres constituait l'un des fondements des croyances slaves.

Les Slaves incinéraient leurs morts dans un but de purification. le défunt était conduit au bûcher sur un traîneau (ce rite s'est poursuivi après la christianisation). On retrouve une similitude avec la civilisation égyptienne dans le fait de placer le mort sur une barque qui devait lui permettre de gagner "l'autre rive", le monde des morts.

Les Slaves différenciaient les défunts de mort naturelle des défunts de mort violente. La mort naturelle conférait aux disparus le statuts de "dieux lares", comme dans la Rome antique et ils étaient honorés au mois de novembre de chaque année (!). En revanche, les Slaves craignaient les défunts de mort violente car ils pensaient que ceux-ci se transformaient en vampires ou en sorciers. On retrouve ainsi dans des cimetières polonais des cranes percés de clous. Les Slaves voulaient ainsi les empêcher de nuire aux vivants.

Il semble que l'antique vénération de la Nature ait survécu de façon particulièrement marquée chez les slaves pour aboutir à un "christianisme cosmique" dont témoigne la prière d'une paysanne russe du début de ce siècle.

A toi mes pleurs, terre humide ma mère
Terre humide qui me nourris, m'abreuves,
Moi vilaine pécheresse insensée !
Car mes jambes en marchant t'ont foulée...
Je t'ai déchiré la poitrine
Avec le soc aigu, tranchant...
Mère nourricière, pardonne
Au nom du Christ notre sauveur,
De la Sainte Mère de Dieu,
De Blaise notre intercesseur
Et du sage prophète Elie
Et de Georges le chevalier.

Note: Il est intéressant de constater une résurgence du paganisme en Europe de l'Est, principalement dans les Pays Baltes et en Ukraine! 


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Démographie

Démographie européenne : Le cas terrible de l'Allemagne

Guillaume Faye

 

Quand on parle de la France, de l'Allemagne, de la Russie, de l'Europe, etc., on s'imagine que ces nations sont des essences éternelles. Quand les géopoliticiens tirent des plans pour le XXIe siècle, ils partent du principe que ces entités, ces pays existeront toujours, disons en 2040; comme ils existaient en 1930.

Eh bien pas forcément. Une nation est totalement tributaire de sa démographie et peut disparaître très vite dans le cas conjoint d'une dénatalité autochtone et d'une immigration allochtone massive. Une civilisation ne repose que sur un peuple, un germen ethnique. Prenons le cas de l'Allemagne, présentée comme la première puissance économique européenne (Source : Alain R. Arbez, Le Lien du 10/09/2003, et Idea Spektrum 2000, Kirche und Politik).

L'indice de fécondité s'est effondrée, de 2,3 en 1960, à 1,2 et 0,9 à l'Est aujourd'hui. Suicide : en 1999, on enregistrait 800.000 naissances (allogènes compris) pour 300.000 avortements. Sans ces derniers, la natalité allemande serait 35% plus élevée. Dans les années 60, personne n'imaginait ces problèmes dramatiques de dépopulation. De nos jours, certains quartiers ne sont plus peuplés que de vieux et les écoles comme les crèches ont disparu. Totalement inconsciente, la génération du baby-boom, contestatrice et hyper bourgeoise, consumériste, a bien profité des Trente Glorieuses, mais n'a pas fait d'enfants ; au contraire, elle a favorisé l'arrivée des masses immigrées. Elle se prépare des vieux jours terribles.

A Dortmund (600.000 habitants) seulement 5.000 enfants allemands sont nés en 2002. La perte d'un cinquième de la population, à peine compensée par les migrants, fera qu'en 2010, cette ville ne sera plus qu'à 60% allemande et, encore, peuplée d'autochtones âgés. Les jeunes de Dortmund seront à 70% Turcs, Africains, Asiatiques, etc. Francfort et Stuttgart ne seront plus majoritairement allemandes dès avant 2030. En 2012, les étrangers de la tranche 20-40 ans représenteront 46% de la population de Duisbourg, sans parler des moins de 20 ans. A Berlin, la proportion des étrangers de moins de 20 ans sera de 52% en 2013. A la fin du XXIe siècle, les Allemands de souche chuteront de 75 millions à 22 millions. Dans ces conditions, l'Allemagne sera évidemment devenue un pays du tiers monde.

Les sociologues Meinhard Miegel et Stephanie Wahl pronostiquent que l'identité culturelle, religieuse et linguistique allemande sera totalement laminée au cours du siècle. Cette " disparition programmée " de l'Allemagne est superbement ignorée par les politiciens et les prélats, qui se comportent en somnambules fous. Pour éviter la dépopulation et le chaos économique, l'ONU préconise 500.000 immigrants par an ! Ce qu'approuve l'aveuglé Frankfurter Allgemeine Zeitung.

L'intégration et l'assimilation sont des échecs complets. On ne peut intégrer que des minorités, pas des foules. Sous nos yeux, le peuple allemand disparaît ; il y a changement de peuple. Il suffit de se promener dans les grandes villes. 75% des Turcs (naturalisés ou non, de la 1ère à la 3ème génération) ne considèrent ce pays que comme une " patrie économique ", se sentent toujours Turcs et musulmans et ne regardent que la TV turque. Sur 800.000 naissances annuelles, on ne recense que 278.000 naissances d'enfants chrétiens (chiffres de 1998). Soit une proportion terrifiante de 35%.

D'après le démographe Rainer Münz, l'Allemagne comptera 14,2 millions d'étrangers en 2030, sans mentionner les naturalisés et bi-nationaux. Même si l'immigration était stoppée aujourd'hui - et en l'absence d'expulsions - l'islam, du fait de sa plus grande fécondité, sera à cette date majoritaire. Comme en France, en Belgique, etc.

Une étude de 1997 du sociologue Wilhelm Heitmayer auprès des jeunes musulmans d'Allemagne révèle que :

1) un tiers entend accroître la présence de l'islam en Allemagne ;
2) 36% d'entre eux se disent militants et prêts à utiliser la violence contre les " infidèles ".

Quand, en 2030, on franchira le Rhin, passera-t-on du Maghreb en Turquie ? Pour ne pas désespérer, citons un passage de l'éditorial de Dominique Venner (" l'histoire n'est jamais finie " in La Nouvelle Revue d'Histoire, sept.oct. 2003) :
" L'impensable peut, contre toute attente, advenir. Vers 1960 et au-delà, l'impensable, c'était l'expulsion du million de pieds-noirs d'Algérie. […] L'impensable, c'était aussi, dans les décennies qui ont suivi l'indépendance, l'arrivée de plusieurs millions d'Algériens en France. L'impensable, aujourd'hui, c'est, par exemple, le retour chez eux de ces Algériens et d'autres immigrés africains. Retenons du passé que l'impensable peut, un jour, devenir réalité. "

Note: Texte qui fait froid dans le dos aux gens censés qui pensent de 1 que la société multiculturelle cosmopolite ne peux pas fonctionner à long termes et de 2 que l'essence même de l'Europe, c'est justement son peuple, qui lui donne son âme et non des vulgaires indices financiers qui font la joie des capitalistes regnants! Les constats sont alarmants, oui, mais rien n'est perdu, rien n'est jamais perdu, et il existe des solutions pour remédier au déclin démographique de notre continent, des solutions qui passent par le social, mais aussi et surtout par le "culturel" si j'ose dire, ou dans les moeurs en tous cas, la première étape de la renaissance Européenne doit être la révolution des moeurs, afin que les Européens ne se complaisent plus dans leur petit confort bourgeois asseptisé, mais qu'ils décident de faire 3 ou 4 enfants et de les élever correctement, en se serrant la ceinture si il le faut et ne pas acheter le téléviseur 16/9 qui leur parait si important!
La où il y à une volonté, il y a un chemin!
L'avenir c'est nos enfants, les descendants de l'Europe Eternelle!

Posté par Siegfried à 12:18 - Textes (Idéologiques, politiques, divers) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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