27 décembre 2004
Les Dieux de la mythologie Nordique

Elle se maria au mystérieux Dieu Od, ou Odur (Odin ?), qui disparut et elle en fit son deuil, pleurant des larmes qui en tombant sur les rochers se transformaient en or et en ambre dans la mer. Le rapprochement de son amour perdu avec Odin est possible, Freyja représentant la Déesse du désir ce qui va avec le Dieu, pére des batailles et de la destruction.
Ses possessions sont le collier de Brisingamen, qu'elle obtint en couchant avec les quatres Nains l'ayant conçu, un habit de plumes d'oiseaux qui lui permet de se changer en faucon, et un char tiré par deux chats, ces derniers symbolisant la tendresse et la chaleur charnelle. Elle posséde également Hildesvini ("le sanglier de combat") qui est en fait son amour humain, Ottar, déguisé. Sa servante est Fulla qui vit avec elle dans le superbe palais de Folkvang (Champ-des-Armées), un endroit résonnant de chansons d'amours. Son autre demeure est Sessrumniroù les femmes décédées.
D'ailleurs Odin et Freyja s'intéressaient aux morts, se les partageant à la fin des guerres.
En se déplaçant sur son char, elle était accompagnée par un groupe d'esprits de l'amour ailée qui cherchaient son amour perdu parmi tous les êtres vivants la poursuivant. De ses cheveux tombaient des fleurs printaniéres et elle déposait la rosée matinale et la lumière du Soleil derrière son passage.
En arrivant chez les Aesirs, sa réputation de Déesse puissante de la fertilité et de la nature l'avait précédé et elle dévoila le secret du Seior, la sorcellerie. Le Seior était un art terrible et dangereux conférant le pouvoir de prédire l'avenir, de contrôler la vie et la mort, l'amour et l'intelligence. Odin assimila les leçons de Freyja et surpassa les Vanirs eux-mêmes.
Culte : Il est vaste et couvre la vie, la naissance, l'amour, la mort, le combat, la fertilité, la magie noire (Seior)..Elle était invoqué pour les relations amoureuses surtout en Norvége et en Suéde.
Dans la poésie scaldique elle a d'autres noms : Dises des vanes (Vanadis), Truie (syr), Dispensatrice (gefn), Génie du chanvre (Hörn ?) et Mardöll...
Note : Les autres noms de freyja sont, Freya, frea, Froya et Friia. Elle est parfois assimilée à Idun, la Déesse gardienne de l'arbre magique de la jeunesse, et beaucoup d'analogies existent entre Freyja et Frigg. Les noms freyja et Friia sont des noms en Vieux Nordique.
Elle renvoie également à Cybéle (déesse asiatique) pour son penchant érotique. Elles se déplacait dans un chariots tiré par des chats.
Ses enfants sont Hnoss et sa fille Gersimi...


Freyja enlevé par des Géants!
26 décembre 2004
Tusk

Parmi les mouvements de jeunesse, il y en a un qui s’est tout particulièrement
signalé par son radicalisme antibourgeois : la dj.1.11 ou la Deutsche
Jungenschaft 1.11 (1er novembre, date de sa fondation). Le radicalisme
de ce mouvement est dû essentiellement à la personnalité
de son chef et fondateur : Eberhard KOEBEL, surnommé « Tusk
». Né en 1907 à Stuttgart, fils d’un haut fonctionnaire,
Eberhard KOEBEL a adhéré très jeune au Wandervogel.
Plus tard il est passé à la Freischar, dont il deviendra
Gauführer pour le Würtemberg en 1928. Cet homme de taille menue,
nerveux et énergique, ne fut pas un théoricien. Ce fut surtout
un artiste qui révolutionna le « style » des mouvements
de jeunesse, en donnant un visage moderne à ses revues, en conférant
à celles-ci un graphisme osé, épuré, moderne.
Sa célébrité dans le mouvement et dans toute l’Allemagne, « Tusk » la doit à ses innovations. Et celles-ci n’étaient pas seulement d’ordre graphique. Inlassable voyageur, KOEBEL avait campé et vécu avec les éleveurs de rênes en Laponie, sillonné le Nord de la Russie d’Europe, débarqué en Nouvelle-Zemble. De ces voyages inédits et franchement originaux, « Tusk » rapporte, outre son surnom (« L’Allemand » en scandinave), la Kohte (la tente des Lapons), la Balalaïka et le Banjo. Cette tente noire et ces instruments de musique seront adoptés avec enthousiasme par les jeunes. « Vivant avec intensité », KOEBEL parcourt son pays à moto (autre trait de modernisme) pour recruter de nouveaux membres. Les Wurtembergeois de Tusk font progressivement scission au sein de la Freischar et, le 1er novembre 1929, se rassemblent derrière la bannière de la dj.1.11. Tusk possède désormais son propre mouvement auquel il donnera un style original et une éthique nouvelle. Ce style et cette éthique marqueront le camp qu’il organisera en 1931 (Sühnelager).
Un style nouveau naît : froid et hiératique dans ses aspects extérieurs, incandescent et fou dans sa dimension intérieure. Tusk élimine le romantisme passéiste de l’ancien Wandervogel, qui idéalisait trop le Moyen Âge, au risque de dégénérer en mièvreries, en kitsch à la Hollywood. En cela, KOEBEL est bien le contemporain des futuristes italiens et soviétiques et d’Ernst JÜNGER, prophète annonciateur de l’avènement de l’ère « métallique ». Parallèlement à ce culte de l’« homo metallicus », les groupes animés par Tusk idéalisent la figure du Samouraï, anticipant ainsi la vogue occidentale pour MISHIMA. KOEBEL/Tusk, Allemand de Weimar, incarne aussi les contradictions de son temps : il agit politiquement à la croisée des chemins. Jusqu’en 1932, son action n’est guère politisée. Mais, dès cette année fatidique, où la crise atteignait son apogée, KOEBEL se jettera dans l’aventure politique. Ses positions, jusque là, avaient été finalement assez conventionnelles ; il était un nationaliste allemand non extrémiste, qui contestait surtout l’annexion de la Posnanie et du Corridor à la Pologne. L’idéal du soldat, chez KOEBEL/Tusk, n’est pas au service d’une cause nationale bien précise. Comme chez JÜNGER et DRIEU. Il est davantage religieux et éthique.
Le nationalisme de Tusk n’est pas hostile à la Russie. Cet immense pays, pour lui comme pour NIEKISCH n’a pas été perverti par les Lumières (BERDIAEV ne l’aurait pas démenti), qui ont fait vieillir les peuples d’Occident. Le romantisme russophile triomphe dans les rangs de la dj.1.11. Pêle-mêle, sans a priori idéologique, les garçons de ce mouvement chantent la geste de Staline et des armées rouges et les prouesses des soldats blancs de Koltchak. Ils lancent à travers toute l’Allemagne la mode des chants cosaques. Au Sühnelager de 1931, Tusk dirigera sa troupe (Horte), vêtu d’une pelisse cosaque et d’une toque de fourrure.
Avec ce style, impliquant
une rupture totale avec le monde adulte et bourgeois, KOEBEL/Tusk réalise
radicalement les vœux initiaux du mouvement de jeunesse. II déclara
un jour : « La jeunesse, est la valeur en soi et la maturité
est presque a priori une mauvaise chose ». Pour Tusk, platonicien
qui s’ignore, il faut couper dès que possible la jeunesse
des compromissions que lui impose le monde adulte. Il faut la préserver
des miasmes du bourgeoisisme. KOEBEL/Tusk luttera dans ce sens contre
les mouvements traditionnels, dont le style ne provoque pas cette rupture
thérapeutique. Les idéologèmes du peuple (Volk),
de la patrie (Heimat) et du Reich, qui mobilisent aussi le monde des adultes,
doivent céder le pas au concept radical de l’ORDRE. «
Dans l’ORDRE, écrit Tusk, conçu comme communauté
autonome, comme communauté de choix, comme communauté libre
de toute attache aux choses révolues, l’homme jeune trouvera
l’assise de son être ».
Avec la volonté de créer un ordre imperméable aux
influences délétères de la société
libérale, Tusk oppose deux modèles anthropologiques antagonistes
; l’un constitue l’idéal à atteindre ; l’autre
représente la négation du premier, le pôle négatif,
le repoussoir. Ce dernier, il le baptise « le modèle répétitif
». « C’est le modèle de l’homme qui parasite
et végète dans le maximum de confort possible. Cet homme-là
veut vivre le plus longtemps possible, ne jamais être malade, ne
jamais souffrir physiquement, ne jamais exprimer d’idées
; il souhaite mâchonner du déjà mâché,
répéter ce qui lui a été dit, être heureux
quand la routine quotidienne s’écoule sans bouleversements
majeurs. Face aux moutonniers du répétitif, se dresse le
membre de l’ORDRE, libre de toute espèce d’obligation
à l’égard des visions-du-monde caduques, libre de
ne pas répéter les slogans conformistes, libre de ne pas
devoir fréquenter les répétitifs, d’adopter
leurs formes de vie et leurs idées ». Symbole de cette attitude
devant la vie : l’Eisbrecher, le « Brise-glace ».
Pour « briser la glace » qui fige les sociétés, les formes et les idées, l’ORDRE doit créer une discipline de fer. Il faut saluer ses supérieurs, leur obéir sans discuter car cette obéissance-là donne naissance à la liberté, elle provoque la rupture. Les vêtements du membre de l’ordre doivent être impeccables ; son langage doit être châtié et épuré de gros mots.
Mais l’ordre ne subsistera pas intact sous la pression des passions politiques. Tusk choisira d’abord le NSDAP, puis le parti communiste pour, enfin, abandonner la chimère de vouloir transposer ses idéaux dans une formation politique. Les communistes ne cesseront jamais de se méfier de lui. Tusk essaiera alors de noyauter la Hitlerjugend, en demandant à ses lieutenants d’y acquérir des postes de commandement. L’échec ne devait guère se laisser attendre… L’itinéraire politique de Tusk l’a mené au-delà de la gauche et de la droite, tout comme ceux des nationaux-bolchéviques et nationaux-révolutionnaires autour de NIEKISCH et PAETEL.
Cette position entre deux chaises était difficile à tenir. En janvier 1934, Tusk est arrêté par la Gestapo ; il tente de fuir et se fracture le crâne, avant d’être relâché. Il quitte l’Allemagne et se réfugie en Suède. Sa vie publique était finie. Le maladie s’empare de son corps et ne le lâchera plus. A Londres, deuxième étape de son exil, il tentera de gagner péniblement sa croûte comme photographe et professeur de langues orientales. Les exilés communistes acceptent de l’écouter mais n’acceptent pas sa candidature de membre. Toutes ses tentatives de reprendre le combat tournent à l’échec. Après la guerre, à Berlin-Est, il n’aura pas plus de chance. Il y mourra seul en 1955, à l’âge de 48 ans.
Tusk : une figure
à redécouvrir. Une figure qui résume au fond toute
la philosophie allemande depuis HERDER. Une philosophie qui privilégie,
dans ses explorations de l’aventure humaine, les balbutiements primordiaux
aux productions des âges mûrs. Une philosophie qui se jette
à corps perdu dans les mondes homériques et rejette les
mièvres esthétiques hellénistiques… Le culte
de la Russie et celui du Samouraï rejoignent cette vieille option.
Tusk : une figure au-delà de la droite et de la gauche, au-delà
des insuffisances politiciennes…

J'aurais l'occasion d'y revenir lorsque je traiterais le sujet des "Wandervögel" (Oiseaux migrateurs).
25 décembre 2004
Achille héros divin


Selon les traditions postérieures, Thétis tenta, à plusieurs reprises, de procurer à son fils Achille l'immortalité. Pour cela, elle le frottait le jour avec de l'ambroisie et le plongeait la nuit dans le feu. Enfin, elle le trempa dans les eaux du Styx. Le corps d'Achille devint invulnérable, à l'exception du talon, par où sa mère l'avait tenu. Lorsque la guerre de Troie éclata, Thétis recommanda à son fils de se déguiser en femme et de se mêler, sous le nom de Pyrrha, au groupe des filles du roi Lycomède, afin d'échapper à la pression des guerriers. Mais Ulysse, ayant appris du devin Calchas que la présence d'Achille dans les rangs de l'armée des Grecs était nécessaire à leur victoire, contraignit Achille par la ruse à le suivre : Il se déguisa à son tour en marchand et alla proposer aux filles du roi Lycomède des tissus de grandes qualités et des armes. Toutes les filles se dirigèrent vers les voiles et les tuniques, excepté Achille qui allait essayer le armes, se montrant sous son vrai jour. Plus tard, au cours du siège de Troie, il fut sur le point de trahir ses alliés par amour pour Polyxène, fille de Priam, mais il périt, le talon percé d'une flèche qui était son point faible. Il est vrai que ces récits tardifs, s'ils n'ajoutent rien à la gloire d'Achille, n'ont pas réussi à émousser l'adoration des Grecs pour leur héros préféré, qui, selon une tradition courante, passerait une éternité bienheureuse soit dans l'île Blanche, à l'embouchure du Danube, soit aux champs Elysées.
En fait, bien plus qu'un héros, Achille fut considéré dans l'Antiquité
comme un demi-dieu et vénéré en maintes régions de la Grèce. On lui
dédia des temples et un culte, notamment à Sparte et à Elis. On
l'imagina poursuivant une vie posthume radieuse, entouré de divinités
dont il partageait l'existence et les plaisirs au sein d'une joie
éternelle, entrecoupée de festins et de combats sans nombre.
Achille aurait été un Achéen, peuple venant de Thessalie d'origine
Dorienne (Nord de la Grèce) qui envahit la Grèce 2000 ans avant
Jésus-Christ!

"L'homme de l'avenir sera celui qui aura la plus grande mémoire"
Siegfried
Siegfried et le dragon Fafnir
Il y avait déjà bien des saisons que le nain Régin avait recueilli la mère de Siegfried, Sieglinde, perdue dans cette contrée déserte et sauvage, juste avant qu' elle ne donne naissance à son fils. Il les avait abrités, protégés, nourris et, comme un père , il avait donné au jeune homme une éducation complète, digne des grands guerriers de ce monde.
Il lui avait enseigné l' art du combat, les ruses de la chasse, comment apprivoiser un chevreuil, dominer des loups ou dompter un ours. Il lui avait trouvé pour ami et compagnon de tous les instants un fougueux étalon gris.
Un matin, au retour d' une course lointaine, Siegfried dit à Régin avoir entendu d' étranges bruits sur la lande, de lointains feulement, sourds et rauques. Le nain comprit qu' il ne pourrait cacher longtemps la vérité à son protégé : ces cris sinistres étaient ceux d' un redoutable dragon qui régnait sur la lande.
Ce dragon, nommé Fafnir veillait sur un fabuleux trésor, dont un anneaux d' or et un heaume magique conféraient à ceux qui le possédaient richesse et immortalité.
Régin mit solennellement Siegfried en garde : tous ceux qui avaient affronté ce monstre avaient disparu à tout jamais. Cela ne fit qu' augmenter la détermination de Siegfried d' affronter le dragon.
Régin décida alors de confier au jeune homme l' épée de son père Sigmund. L' arme avait été brisée lors d' un terrible et ultime combat livré par Siegmund avant la naissance de son fils. Régin avait récupéré l' arme et l' avait réparé.
Cette épée étincelante, avant d' être celle du père de Siegfried , avait appartenu au puissant dieu Wotan. Douée de pouvoir magique l' arme avait pour nom Nothung.
Simulant l' indifférence, Fafnir laissa approcher son ennemi jusqu' à ce que le celui-ci , descendu de sa monture, fût en mesure de lui asséner de violents coups d' épée. Ces coups glissaient sur ses écailles sans lui faire bien mal. Mais l' un d' eux porté sur une articulation provoqua une désagréable douleur. Alors saisi d' une effroyable colère, le dragon prit son souffle et cracha un infernal torrent de flammes.
Engloutis par le brasier, le nain et le cheval, qui acoompagnaient le valeureux jeune homme furent tués sur le coup. Seul Siegfried survécut, plus prompt, ayant pu reculer à temps.
Fafnir approcha lentement. Parvenu à faible distance, il décida d' en finir : il prit une nouvelle fois son souffle.
Siegfried concentra alors toute sa volonté pour invoquer l' aide des dieux. Soudain, de Nothung jaillit un éclair aveuglant, une lumière intense, insupportable, destructrice qui frappa le monstre de plein fouet.
Foudroyé et aveuglé, Fafnir chancela, lança plusieurs coups de pattes dans le vide. En vain. Siegfried frappa et Fafnir s' effondra pour toujours.
Les dieux avaient aidé Siegfried. Etourdi de sa victoire, le jeune homme trempa ses lèvres dans le sang qui maculait Nothung.
Aussitôt il sentit une étrange mutation s' opérer en lui : le langage des oiseaux, qui commentaient sa victoire, lui était parfaitement compréhensible. Alors Siegfried s' enduisit tout le corps du sang du dragon et à ce contact sa peau commença à s' épaissir, se transformant en un cuir impénétrable aux armes. Toutefois, sans qu' il le sentît, une feuille de tilleul vint se coller dans son dos, isolant la peau et ménageant ainsi un endroit vulnérable.
Par la suite, guidé par les animaux, Siegfried arriva jusqu' à une île mystérieuse où se trouvait la walkyrie Brunrhilde. Elle avait été endormie là pour toujours , par le dieu Wotan, au sommet d' une montagne encerclée de flamme. Siegfried osa franchir le rideau incandescent et en embrassant Brunehilde sur les lèvres, lui rendit la vie.
Tous deux connurent le bonheur jusqu' au jour où Siegfried mourut au combat, frappé dans le dos, juste à l' endroit ou la feuille de tilleul s' était posée.
On retrouve une histoire similiaire dans la mythologie Nordique ( Scandinave). Siegfried y est Sigurd! Wagner s'inspira de cette histoire et plus généralement de la mythologie Germanique et Nordique pour créer ses oeuvres tel que "l'anneau des Nibelungen" par exemple!


