17 janvier 2005

Quelques magnifiques peintures de l'artiste Slave Konstantin Vassiljew














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16 janvier 2005

Photos de la dernière randonnée dans la Vallée de Joux













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10 janvier 2005

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06 janvier 2005

Thermopyles

« Passant va dire à Sparte… »


En 480 av. J-C, 10 ans après la défaite de Darius à Marathon, Xerxès, le roi des Perses, ayant décidé d'en finir définitivement avec la Grèce, une armée de près d'un million d'homme s'apprête à débarquer sur les côtes de l'Europe.

Les peuplades de toute l'Asie, aux traits mongols, négroïdes ou sémites, déferlent dans un vacarme de haine et de destruction. Le danger est immense. La jeune Europe va-t-elle mourir avant d'avoir vécu ?

Le destin paraît jouer.

Au bord de la mer, le défilé des Thermopyles, long de 6 kilomètres et large de 20 mètres, ouvre un passage aux Orientaux. Devant un million d'assaillants, six milles Grecs coalisés sous le commandement du roi de Sparte, Léonidas, attendent le déferlement des Barbares.

Au premier rang, vêtus de la tunique d'un rouge pourpre qui cache les blessures lors des combats, trois cents Spartiates aux cheveux longs ont juré de mourir sur place plutôt que de reculer. Ils sont l'élite de la Grèce Antique !

Formés à la rude école de la cité de Sparte, premier Etat « totalitaire » moderne, à la tête de la société des égaux, dix mille citoyens, élite militaire et politique constituent, constituent une Aristocratie. Ce sont les Doriens, la race des seigneurs. De l'enfance jusqu'au seuil de la vieillesse, ils pratiquent uniquement les vertus militaires et ne vivent que pour savoir mourir. Il n'y a pas de place pour les êtres faibles, ils pratiquent la religion du corps et éprouvent du mépris pour l'existence.

Ce sont d'inhumains héros qui forcent à la fois la crainte et le respect du guerrier. L'efficacité de leur combativité repose sur la camaraderie, la solidarité du groupe et un entraînement militaire intensif.

Durant quatre jours Xerxès attend que les Grecs déguerpissent au profit de la nuit, mais les Grecs sont toujours là. Etonné de cette audace, le maître de l'Asie fait un geste du bras et par dizaine de milliers les Barbares se jettent en hurlant sur la poignée de Grecs. Face au mur des épées, ils ne passent pas.

Le Grec Ephialtès, traître par les traîtres, conduit les Perses par un chemin de montagne à l'arrière des positions grecques. Pris « entre deux feux », Léonidas décide de ne garder que trois cents Spartiates, au courage insensé, qui permettent la victoire de l'Europe.

-« Rends tes armes » s'écrie Xerxès !

-« Viens les prendre » répond Léonidas.

Formant un carré autour de leur chef, pendant trois jours et trois nuits de combats féroces et acharnés, à coups d'épées et de poings, ils luttent jusqu'au dernier. Trois cents morts pour sauver la civilisation européenne du déferlement asiatique.

Plus de 20000 Orientaux jonchent le sol. Ivre de haine, Xerxès fait décapiter le cadavre du roi de Sparte. La victoire du Perse est un bain de sang Barbare.

Le temps gagné a permis aux Grecs de s'organiser, et le 29 Septembre -480 la flotte grecque entre Le Pirée et Salamine détruit l'armada perse ; dans la foulée, la coalition des cités menée par Pausanias fera un carnage dans le camp asiate.

La même année, Gelon, tyran (c'est-à-dire dirigeant) de Syracuse écrase l'alliée de Xerxès, le Carthaginois Halmicar. La défaite afro-asiatique est totale. Le génie Européen antique peut éclater à la face du monde !

Sur la colline du courage où sont tombés les 300 « kamikazes » est gravée la parole du poète Simonide : « Passant, va dire à Sparte que ses guerriers sont mort pour obéir à la loi.»

Aujourd'hui le péril est identique, voire plus grand car nous sommes conquis et minés de l'intérieur. Mais aux portes de l'Europe nos frères Serbes et Russes, forgés par une mentalité impitoyable (c'est pour cela qu'on les apprécie), combattent les armes à la main nos éternels ennemis.

Ici, pourris par la démocratie multiraciale et matérialiste, ce n'est qu'en réhabilitant nos valeurs guerrières et spirituelles que nous pourrons reprendre l'offensive et affronter les terribles combats des guerres civilisationnelles et existentielles. Mais ayons touours au plus profond de notre mémoire le sacrifice des Spartiates et de leur chef Léonidas : « Un Spartiate ne se rend pas, il meurt ! » Alors, tels des mortels, certains que la gloire de nos faits d'armes maintiendra vivant notre souvenir lorsque nos corps auront été réduits en cendres, nous pourrons affronter sans peur, un siècle de fer, de feu et de sang.

 

 

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L'invasion ne fait que commencer

D'ici à 2050, la population européenne devrait baisser de 727 à 603 millions d'habitants (allogènes compris), soit une chute de 17%. Dans le même temps, la population africaine, malgré les guerres, les famines et les épidémies, devrait passer de 591 millions à 1 milliard 697 millions, soit une hausse de 187%!
Les femmes européennes ont en moyenne 1,4 enfant (et encore, ce chiffre est maintenu élevé par la présence de populations étrangères en Europe) contre 6 pour les femmes africaines. Malgré ces chiffres ahurissants, aucune politique nataliste n'a été promue en Europe!!

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ISLANDE



Le nom du pays (İsland en islandais) est composé de « ís » (glace) et de « land » (pays). Le nom a été attribué par un Norvégien au début du IXème siècle. A l'époque ce pays été très boisé mais les éruptions volcaniques et l'utilisation pour les constructions et le chauffage ont sérieusement appauvrit cette ressource naturelle.

L'Etat

L'Islande est une République parlementaire depuis 1944. La capitale est Reykjavík. L'île est divisée en 27 districts, 124 municipalités (une vingtaine ont le statut de ville les autres sont des communes rurales. Les maires sont élus pour une durée de quatre ans.)

Le territoire

L'Islande est la deuxième île d'Europe. Sa superficie est de 102 950 Km², sa largeur maximum d'est en ouest est de 500 Km et sa longueur maximale est de 300 Km du nord au sud.

En 1963, l'Islande s'est agrandie de 2,5 kms à la suite d'une éruption volcanique qui a donné naissance à une nouvelle île dans l'Archipel des îles Vestmann.
La surface habitable représente moins de 20% du territoire et la population est regroupée sur les régions côtières. Ce pays dispose de cinq à six mille kilomètres de côtes. 11% du territoire est recouvert de Glaces (plus grand glacier: le Vatnajökull, 8 300 Km²), 58% de désert (zone non habitable), 6 % de rivières et de lacs (plus grand lac: Þórisvatn, 88 Km²) et de seulement 1% de forêts (contre 24% en l'an 900 !!!). Le Gouvernement Islandais a lancé une campagne visant à promouvoir la plantation massive d'arbres. La principale montagne est Hvannadalshjúkur, 2 119 m.

Le volcanisme

L'Islande appartient à la chaîne volcanique médio-atlantique et comporte près de 200 volcans dont quelques uns sont les plus actifs au monde. Durant les 1500 dernières années, 340 km3 de laves ont été déversés par les volcans. On y trouve tous les types de volcans existants (boucliers, linéaires, sous-glaciaires...). Il y a en moyenne une éruption tous les 4 ans. Les Geysers (mot islandais venant de « geysir » signifiant « puits jaillissant ») sont des phénomènes post-volcaniques très impressionnants. Ils sont essentiellement situés dans la région d'Haukadalur au sud-ouest du pays. Le volcanisme permet la géothermie, l'eau se réchauffe dans les profondeurs et se charge en sels minéraux. Cela permet notamment de chauffer les maisons et de remplir les piscines.






Faune et Flore

Le monde végétal et animal est pauvre et peu diversifié, cela, en raison du mauvais climat et l'activité volcanique. Seulement un quart de l'île bénéficie d'une végétation permanente. Il y a 470 espèces de plantes vasculaires. La végétation la plus répandue est celle poussant au ras du sol: bouleaux nains, lichens, myrtilles... Marécages et landes couvrent les déserts de roches nues.
Le monde animal comprend uniquement quatre espèces de mammifères terrestres: le renard polaire, le mulot sylvestre, les rennes et le vison (ce dernier étant importé d'Amérique). Mais, il y a, en milieu marin, de nombreux mammifères: 17 espèces de cétacés, 2 espèces phoques.
Les Eaux islandaises comportent de nombreux saumons, truites, épinoches, loups de mer, aiglefins, lieus noirs, carrelets, bromes, harengs, crevettes, coquilles saint-jacques, ... Aussi, on dénombre plus de 300 espèces d'oiseaux, dont 73 d'entre eux restent sur l'île (macareux moine, cygne sauvage, ...) et 800 espèces d'insectes dont les mouches et moucherons forment le groupe le plus important. Le pays est également un des principaux sites de reproduction des palmipèdes d'eaux douces et le lac Mytvatn est réputé pour la diversité de ses canards.

Aperçu de l'Histoire

L'Islande a d'abord été découverte par des Irlandais au VIIème siècle mais elle a été colonisée par les Vikings en 874. Le premier colon fut Ingólfshöfði. On dit qu'en arrivant, il aurait jeté les montants de son siège afin que les Dieux décident de l'endroit où il devait s'établir en faisant échouer les montants sur l'endroit souhaité. Il les retrouva dans une baie, aujourd'hui Reykjavík (« la baie des fumées »). Ces Vikings s'organisèrent en une société très structurée. En 970, ils fondèrent un Parlement appelé l'Alþing. Ainsi, l'Islande était la première République au Monde.
La langue qu'ils parlaient était le Norrois venu de Norvège. Cette langue n'a que très peu évolué. Ainsi, les islandais d'aujourd'hui parlent presque la même langue que leurs ancêtres d'il y a mille ans même si l'accent diffère quelque peu. Il est donc aisé pour un islandais de lire la littérature ancienne (les Eddas, les Sagas...).
En 1262, suite au Vieux Pacte (Gamli Sáttmáli), le pays perdit son indépendance pour appartenir à la Norvège mais conserva tout de même son autonomie. Puis, en 1397, avec le traité de Kalmar qui unifia la Norvège, la Suède et le Danemark pour ne fonder qu'un seul et même Royaume fit que l'Islande passa de la domination Norvégienne à la domination Danoise mais conserva sa langue d'origine.
En 1530, la Réforme fut imposée par les Danois. Les opposants au luthéranisme étaient exécutés, ce fut le cas de l'évêque catholique Jón Arason. Le XVIIIème siècle restera pour le pays une période difficile: épidémies de varioles (18 000 personnes trouvèrent la mort sur un nombre total de 50 000 habitants), hivers très redoutables, éruptions volcaniques, famines. A cela s'ajoute une grave crise économique causée par « la Compagnie Danoise d'Islande » qui avait le monopole sur le commerce.

Au XIXème siècle, le traité de Paix de Kiel sépara la Norvège du Danemark. L'île resta cependant une possession Danoise mais l'Alþing fût rétabli. Ceci permit aux Islandais d'avoir une autonomie interne. La véritable indépendance date du 17 juin 1944 à la suite d'un référendum, le pays fut proclamé République d'Islande.

Lors de la seconde Guerre Mondiale, le pays connu l'invasion américaine. Alors qu'en 1940 l'Islande n'avait que 126 000 habitants elle vit débarquer 50 000 soldats américains venu pour combattre les Forces du IIIème Reich. La présence des Américains va apporter de nombreux changement : la télévision américaine (l'Islande n'avait pas la télévision), l'affluence de l'anglais qui a remplacé le danois dans les fonctions officielles même si les habitants continuent à parler l'islandais.


Le peuple islandais

L'Islande compte 283 361 habitants (2,8 hab. / Km² ! C'est la plus faible densité d'Europe). La langue qu'ils parlent appartient à la classe Germanique du Nord. Les habitants parlent tous la même langue. L'Islande est un pays très homogène qui a peu subi l'immigration. La population est originaire, on l'a dit, des Vikings Norvégiens. Les seules influences extérieures sont venues des Celtes d'Irlande et d'Ecosse. En ce qui concerne les soldats Américains installés au cours du XXème siècle, sur la base militaire de Keflavik, il leur est encore interdit de fréquenter la capitale en soirée. En effet, l'immigration est un phénomène nouveau. On compte 10 600 étrangers, soit 3,5% de la population. Les immigrants les plus nombreux sont aujourd'hui les Polonais (1 800), les Danois (930), les Américains (630) et les Philippins (621). Cette homogénéité ethnique a donné l'idée à la société Islando-américaine « De Code Genetics », travaillant au service du Groupe Suisse Hoffmann-La Roche, de pratiquer un fichage génétique et médical de l'ensemble de la population (expérience autorisée par une loi votée par l'Alþing où tout de même 20 000 islandais ont refusé ce fichage « ouvrant la porte » à d'inévitables dérives) visant à faire progresser la Recherche en matière de génétique.
L'espérance de vie est de 76,5 ans pour les hommes et de 81,3 ans pour les femmes. L'indice de fécondité est de 2, 169 enfants par femme et le taux de mortalité infantile est de 4,8 enfants pour 1000 naissances (un des plus faibles d'Europe).
Le taux d'urbanisation est de 92 % (3/5 de la population est installée dans la capitale). Les villes les plus peuplées sont Reykjavík, Kópavogur et Hafnarfjördur.

La religion :

En 999, l'Alþing a officiellement reconnu, sous la pression du Roi Norvégien Olaf Ier, le catholicisme mais un grand nombre d'habitants a continué le culte des Dieux Païens durant plusieurs générations.
Aujourd'hui, 36 % des autochtones sont Protestants, 92 % d'entre eux appartiennent à l'Eglise Nationale Luthérienne. 1% de la population est Catholique. D'autres confessions sont présentes mais sont très minoritaires : Mormons, Témoins de Jehovah, ... leur nombre respectifs ne dépasse pas 0,2% de la population.
Parallèlement, se développe en Islande l'Ásatrúfélagið (Æsir : Ases, famille des Dieux Norrois (voir l'article sur les EDDAS) ; Trú : croyance, felag : association). Il s'agit d'un mouvement Païen fondé le premier jour de l'été 1972 reposant sur la croyance aux Anciens Dieux Germano-scandinaves et favorisant un retour aux cycles de la Nature. Cette organisation fût fondée par Sveinbörn Beinteinsson (disparu en 1994) et leur Paganisme est officiellement reconnu comme religion par l'Etat Islandais. Ce mouvement a été repris par Jörmundur Ingi qui a le titre Alsherjagoði. Pour plus d'informations sur Ásatrúfélagið, consultez le site www.asatru.is (en islandais et anglais).


La société

Les classes sociales sont inexistantes même si des différences de revenus existent. Il n'y a pas de travail dévalorisant mais uniquement du travail. Les islandais sont polyvalents puisqu'ils doivent régulièrement avoir plusieurs emplois, selon les saisons ou simultanément.
La jeunesse
Tous les enfants sont scolarisés et le taux d'alphabétisation est de 100 %, mais ils sont également initiés au travail des leur plus jeune âge. Le travail étant une fierté dans l'esprit Islandais, il est fréquent de voir, notamment durant l'été, des enfants et des adolescents volontaires pour travailler. Le métier le plus courant étant distributeurs de journaux pour les plus jeunes d'entre eux.
Le bac est obtenu vers l'âge de 20 ans. Beaucoup d'islandais quittent le pays pour faire leurs études supérieures à l'étranger.

Les femmes
Leur rôle est très important.
L'Islande fait partie des premiers pays au monde à avoir accordé aux femmes le droit de vote (dès 1908).
Aujourd'hui, 90 % des femmes sont dans la vie active. Certaines d'entre elles occupent les plus hautes fonctions: Maire de la Capitale (Reykjavík), Présidente du Parlement, Présidente de la Cour Suprême, mais surtout, Président de la République. Les Islandaises ont crée leur propre parti. Les femmes ont toujours eu de grosses responsabilités et ce, dès l'époque Viking. Déjà en ces temps, elles dirigeaient la Ferme pendant que leurs époux partaient pour des raids. Aujourd'hui, femmes de marins, elles ont seule la responsabilité de la famille et de la maison lorsque leurs époux partent en mer.


L'économie

Monnaie : la couronne islandaise (divisée en 100 audar) Monnaie forte mais qui a continué de baisser sur le Marché international.
Croissance: 4% en 2001 L'économie du pays repose très largement sur la pêche.
Cette activité occupe 11% des actifs et fourni presque 80 % des revenus à l'exportation du pays. Beaucoup d'activités autour du poisson se sont développée au cours du XXème siècle: industries de transformations du poisson, de congélation, industries navales... L'agriculture est limitée aux régions côtières (il faut souligner que seulement 1/5 du pays est cultivable).
Les serres sont chauffées grâce à la géothermie. Ceci permet donc de cultiver tomates, bananes, concombres...
En extérieur, il y a des cultures de seigle et de fourrage pour les animaux. On trouve de l'élevage de bovins, de volailles, de moutons et de porcs. Il existe aussi des élevages de renards.
Au niveau de l'industrie, il n'y a pas d'industrie textile en Islande et la majeure partie de l'industrie alimentaire est à base de produits de la mer.

Depuis les années 70, existe une usine d'aluminium utilisant des capitaux islandais et suisses : ALUSUISSE. L'énergie peu coûteuse permet la transformation de l'aluminium dont l'Islande est en train de devenir un gros producteur. De plus, l'informatique est un secteur en croissance. Ce qui permet le développement massif d'internet. Parmi les activités nouvelle figurent la téléphonie mobile : le pays dispose du taux le plus élevé au monde de téléphone mobile par habitant. Le tourisme est également une activité en plein essor. En 2001 , il y a eu pratiquement plus de touristes que d'habitants.







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La Bataille du Kahlenberg




Comme Poitiers en 732 et Grenade en 1492, Vienne en 1683, est un haut lieu de la résistance européenne millénaire à l'expansionnisme musulman.

Le 12 septembre 1683, au matin, un voile de brouillard recouvre la colline du Kahlenberg qui domine Vienne, la capitale du Saint-Empire.

Depuis deux mois, la ville est assiégée par les Turcs. Mais aujourd'hui, l'armée européenne venue secourir les Viennois est sur le point de donner l'assaut aux Ottomans.

Pour l'heure, elle assiste à la messe préparatoire, dite par le capucin frioulan Marco d'Aviano, conseiller spécial de l'Empereur Léopold Ier. Dans son prêche, il remémore à tous les innombrables atrocités commises par les Turcs et leurs alliés bosniaques, tziganes et albanais en Serbie, en Hongrie, en Carinthie et dans le Frioul...

Le Roi de Pologne, Jean III Sobieski, est le Commandeur de cette armée qui s'apprête à affronter un adversaire supérieur en nombre : face aux 150 000 Turcs, dotés d'une artillerie de gros calibre dont personne ne dispose en Europe, il ne dispose que de 70 000 hommes.

Au même moment, côté ottoman, l'armée du Grand Vizir Kara Mustapha (Mustapha le Noir) est rassemblée derrière la bannière du Prophète que leur a confiée le Sultan Mohammed IV et haranguée par le Cheik Vani Effendi qui, à la suite du passage de la comète de Halley, prévoit la victoire mondiale de l'Islam sur les peuples chrétiens.

Bientôt, la bataille fait rage. Elle va durer la journée entière, avec des fortunes diverses jusqu'à ce que le Prince Eugène de Savoie, chef de la cavalerie impériale parvienne, à la tête de ses cavaliers polonais, épaulés par six mille lances lombardes, à percer la ligne de siège des Turcs. Il réussit ainsi à pénétrer dans la ville et à porter secours aux Viennois épuisés.

À la tombée du jour, les Turcs abandonnent le terrain, laissant derrière eux près de 15 000 morts et une bonne part de leur artillerie.
Vienne a tenu bon, Vienne est libérée.
Lors du Te Deum solennel dans la Cathédrale Saint-Étienne, c'est encore le Père d'Aviano qui officie. Il n'hésite pas à inviter l'Empereur, le Roi de Pologne et le Prince Eugène à continuer la guerre jusqu'à la libération de Budapest et de Belgrade.

Seize années plus tard, en 1699, le chef-d'oeuvre diplomatique du Père Marco est achevé lorsque, après avoir été chassé de Carinthie d'abord, puis de Slovénie, de Croatie, de Hongrie, de Transylvanie et d'une bonne partie du territoire serbe, l'Empire Ottoman signe la paix de Karlowitz, par laquelle il renonce à conquérir l'Europe continentale.

Grâce à l'inspiration du Père Marco d'Aviano, au bon sens des souverains de la Chrétienté et au courage de ces 70 000 soldats accourus de tout le continent pour défier un ennemi deux fois plus nombreux, la "Porte de Fer" du Danube est demeurée infranchie. À l'abri de la menace musulmane, les peuples d'Europe vont pouvoir continuer à vivre et à prospérer.
Si, pour nous, les acteurs de cette page héroïque sont méconnus, Polonais, Viennois et habitants du Frioul, eux, se souviennent.

Les premiers, de Jean Sobieski, l'un de leurs plus grands rois ; les seconds, de la résistance acharnée de leurs ancêtres ; les derniers, du Père Marco d'Aviano, qu'ils ont honoré à leur manière, non seulement en donnant son nom à l'aéroport de leur capitale régionale, Trieste, mais surtout en entreprenant sa demande de béatification, malgré les cris de protestation des ethno-masochistes locaux, qui le tiennent pour un dangereux "belliciste".



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05 janvier 2005

Médias et Islam

Excellent texte du camarade CHodi ( remarquez, ils sont toujours excellent)!


N
os grands amis journaleux découvrent l'existence de l'eau chaude et de ce qui arrive quand on plonge la main dedans. Depuis des décennies, les patriotes européens s'époumonent à alerter leurs contemporains sur l'avancée de l'invasion ethnique. On sait le traitement que cela leur a valu dans les comités de rédaction : à peu près le même que dans les prétoires, quand ils y échouent. Ça faisait longtemps qu'on ne s'en étonnait plus, et à force on en était venus à considérer ça comme normal voire, en toute gonflitude, comme un hommage du vice journalistique à la vertu politique. Quand vous avez le rhume, ce n'est pas évident de renifler l'odeur de la merde, même avec le nez planté dans l'étron ; et la grippe ethnomaso bouche durablement les sinus les plus frétillants. On ne voyait pas de raisons que ça change.


Et puis un jour, vient une sorte de guérison, aussi subite et inattendue que la maladie. Voilà que nos gratte-papiers se mettent à douter du bien-fondé de l'islam occupant. Les voilà qui ne se paluchent plus jusqu'au sang devant la « Religion de Paix », divisée à présent entre délicieux « modérés » et abominables « islamistes ». L'imam de banlieue, si touchant de sagesse populaire et de simplicité, devient un terroriste barbu à mettre en quarantaine. Le hijab, hier si charmant d'exotisme, n'est plus qu'un torchon revendicateur, opprimant la vraie nature de la femme qui, comme chacun le sait, la pousse à hurler du Simone de Beauvoir avant, pendant et après l'amour. Le Coran, concentré de poésie tellement plus raffiné que notre pauvre Bible austère, contient des versets parfaitement sataniques qui, appliqués à la lettre, deviennent des appels à la haine de l'Infidèle et à l'éradication des autres croyances.

Alors, que penser ? Un premier mouvement pourrait nous inciter à faire péter les cannettes : Il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. (Actes 9 18) Et d'entonner : les médias se rendent enfin compte de leurs erreurs, ils admettent enfin que nous avons raison, notre discours sur l'islam et l'immigration est enfin reconnu à sa juste valeur ! Le Grand Soir est donc proche, où les autochtones pourront vivre libres et sans crainte dans les ZEP les plus pourries ! Demain, d'étranges sauciflards humains s'en iront sécher sous les lampadaires de Paris pour leur collaboration à l'africanisation du continent ! Une bastringue de Libération cataclysmique, à mi-chemin entre le Crépuscule des Dieux et les Carnets de Turner, où l'on boirait l'hydromel pleins binious, vêtus du cuir tanné de l'ennemi anéanti.

Il y a loin du fantasme aux faits.

D'abord, contrairement à ce qu'a pu écrire un Alain Soral, il n'existe pas (encore ?) de discours médiatique incitant à la chasse au musulman. L'ouverture, la tolérance et l'obligation de passivité face aux moeurs et coutumes les plus abjectes restent la norme absolue. Si l'on peut observer un vague sursaut dans le traitement de certaines « dérives » de l'envahisseur, ce sursaut reste et se veut strictement républicain, négateur de toute identité enracinée. Si un danger lié aux nouveaux Colons est mis sous les projos, c'est celui qui menace la Démocratie, et pas les peuples Blancs, qui peuvent continuer à aller sereinement se faire foutre (ou se métisser, ce qui revient au même). Certes, ce que dénoncent les merdiats ressemble à ce que nous dénonçons : mais ce qui les indigne nous indiffère. Le communautarisme allogène, qui glace les tripes des bien-pensants, ne nous pose pas de problème : c'est leur intégration et leur dénaturation républicaine qui nous fait hurler, parce qu'elle revient à tous nous mélanger dans le même porridge culturel, où le seul moyen d'oublier la rue et sa guerre civile larvée est de se brancher sur MTV ou d'alimenter le marché des psychotropes. De ce fait, notre discours n'aura jamais sa place dans la presse, et il serait naïf de penser qu'il est en train de s'y imposer.

Ensuite, même si cette tendance devait se radicaliser jusqu'à concurrencer nos propres analyses, rien ne permet de s'en réjouir dans l'état actuel des choses. Il est des « alliés » qui font plus de dégâts qu'un ennemi déclaré et déterminé. Les dissidences qui ne peuvent être éliminées sont récupérées par le Système. Nous en avons un exemple aveuglant avec le développement du discours « Touche-pas-à-mon-pote » au sein des instances officielles - ces mêmes instances qui, maintenant, commencent à refuser qu'on touche à leur Démocratie, même au nom de la liberté de culte. Bien loin d'intégrer des éléments identitaires, le discours officiel ne fait que se dégraisser ; il devient plus combatif, moins permissif, moins avachi. Il ne cesse pas pour autant de nous combattre et d'avachir la cohésion ethnique de notre peuple. Dans sa version extrême (et comme par hasard sioniste), il en vient carrément à dénoncer un « nazislamisme » chimérique et halluciné. C'est donc bien, encore et toujours, le « repli sur soi » et le « rejet de la Différence » qui sont visés ; la nuance, c'est que les forces Identitaires européennes n'en sont plus la cible exclusive. En fin de compte, cela revient à une récupération par les sionistes dans le meilleur des cas, et à une assimilation aux fous d'Allah dans le pire. Il n'y a donc vraiment pas de quoi se réjouir.

Enfin, les bricoleurs de l'opinion sont les mêmes que depuis des décennies. Leurs intérêts n'ont pas changé et sont toujours diamétralement opposés aux nôtres et à ceux des Européens de souche. L'évolution de leur discours ne traduit qu'un changement de stratégie dans la défense de ses intérêts particuliers. En clair, les décideurs politiques, médiatiques et économiques se sont rendus compte que les hordes allogènes n'étaient plus des alliés intéressants. Ils ne se sont pas seulement révélés plus turbulents et plus nombreux que prévu. Ils ont également pris de l'assurance et poussent l'ingratitude à mettre dans le même sac les Occidentaux dont ils colonisent les terres que ceux qui leur en ont ouverts les portes. Ces derniers ont peut-être pensé mettre le trop-plein du Tiers-Monde entre eux et nous : mais les chiens de garde ont mordu la mains qui les a nourris. Passe encore que la racaille de cité-mouroir pratique la haine du Blanc : mais qu'il tombe dans l'antisémitisme et le révisionnisme, voilà qui passe toutes les bornes. Sans compter que la Correction Politique était tout sauf préparée à cette superbe contradiction : des « étrangers » racistes ?! Il n'y a pas de chapitre là-dessus dans le Manuel du Licrasseux professionnel.

Une des caractéristiques du régime politico-économique occidental est de pouvoir s'adapter à pratiquement n'importe quoi et de pouvoir sauver les apparences même au fond de la pire des dèches. La presse y joue un rôle primordial, qu'un auteur dont j'oublie le nom résumait par le terme d' « armes de distraction massive ». Il leur a été longtemps possible de prôner unilatéralement la philosophie Benetton : tout ce qui est allogène est désirable, tout ce qui est Européen est suspect, tout ce qui rejette cette optique est fasciste. Mais cette philosophie ne fait plus vraiment recette et l'exaspération de M. Tout-le-monde devient palpable, même si elle est loin d'être systématique ou organisée. Il est de plus en plus ardu de faire taire les mécontents : une solution alternative consiste à leur donner l'illusion d'être entendus, sachant qu'un chien qui aboie ne mord pas.

Un assouplissement du discours sur l'islam et l'immigration, reconnaissant enfin l'existence de certains problèmes, pourrait couper bien des élans contestataires et satisfaire une immense frange de l'opinion publique : celle du citoyen dépolitisé pour qui le droit de râler serait suffisant, et qui renâcle à changer ses habitudes. Le but d'une telle manoeuvre consisterait donc à priver une révolution Identitaire de son matériel humain le plus indispensable, en le convainquant que, si tout ne va pas bien, tout ne va pas trop mal. On ne saurait trop se méfier de ces nouvelles « sympathies » : elles ne visent qu'à maintenir le statu quo et à prévenir tout changement radical.



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La femme Européenne (Partie 2)

La femme Européenne d'hier à aujourd'hui !

 

En contraste saisissant par rapport au statut reconnu à la femme dans les société de l'Europe, le christianisme apporte, en s'implantant sur le sol européen, à la fin de l'Antiquité et au début du Moyen-âge, la vision fidèlement héritée de la Bible qui est celle du christianisme des origines, autrement dit le judéo-christianisme !

 

C'est dans les Epitres de Paul qu'on voit le plus clairement le rappel du rôle assigné à la femme, entièrement basé sur la soumission. Portant, on le sait, Paul a beaucoup fait pour ouvrir au christianisme les voies du monde non-juif, le monde des Gentils, afin de donner à sa religion une vocation universelle. Mais Paul n'en reste pas moins marqué par ses origines et il «  n'est qu'un juif qui vit en milieu juif, qui se veut efficace et sait bien que l'on accorde peu de foi à ce que disent les femmes ». Il est donc catégorique, dans les messages de direction morale qu'il adresse aux communautés chrétiennes avec lesquelles il est en contact : « Que vos femmes se dans les assemblées, car elles n'ont pas mission de parler, mais qu'elles soient soumises comme le dit aussi la loi. » (I Corinthiens, XIV, 34-35). La femme, donc, « doit se tenir dans le silence » et porter un voile, symbole de soumission, car « la femme ayant été tirée de l'homme, doit avoir sur sa tête un signe de sujétion » (I Corinthiens, XI, 4-10). Jean-Paul Roux rappelle la signification d'une telle obligation : « Dans l'Antiquité, avoir la tête couverte était le propre des esclaves et les juifs priaient en mettant un calot sur leur tête, comme ils le font encore et comme font les musulmans, parce qu'ils étaient esclaves de Dieu, alors que les Grecs priaient tête nue. Affranchis par le Christ, devenus fils de Dieu, les chrétiens n'avaient plus à se couvrir, mais les femmes le devaient ». On sait qu'il n'y a encore pas si longtemps il eût été impensable qu'une femme pénétrât dans une église tête nue (« en cheveux », comme on disait avec mépris)…

Ajoutons pour compléter le tableau paulinien, l'exaltation de la virginité (qui restera une constante dans le christianisme), la sexualité étant tout de même admise, mais comme un mal inévitable vue la faiblesse humaine (« Si vous brûlez, mariez-vous »).


La femme au cœur de la culture Européenne

Pourtant bien des femmes, dans la société romaine agonisante, ont été séduites par le message consolateur du christianisme, qui offrait une échappatoire à un monde trop dur. Et les chrétiens pour recruter de nouveaux adeptes, ont utilisés les femmes comme cheval de Troie, afin de pénétrer la société païenne et en prendre le contrôle. Avec, certes, quelques questions épineuses qui surgissent : si les femmes sont si habiles pour diffuser le christianisme, n'est-il pas normal de conférer à certaine la prêtrise, voir l'épiscopat- les Païens ayant bien, eux, des prêtresses? Montan et ses disciples- parmi lesquels des prophétesses, qui accompagnaient le maître- en sont de chauds partisans. Mais ils sont dénoncés et pourchassés comme déviationnistes par une Eglise catholique qui bâtit en grande partie son autorité sur l'exclusion de ceux qu'elle condamne avec l'épithète infamante et périlleuse d' « hérétiques ».

Mais la femme, faute d'être prêtre, peut-elle être épouse du prêtre ? Après bien des tergiversations l'Eglise catholique répondit par la négative (à la différence de l'Eglise orthodoxe et des Eglises réformées). Mais cet interdit fut, dans bien des cas, violé, plus ou moins ouvertement.

Car le christianisme a dû composer et accepter la conception européenne de la femme, si contraire a une misogynie congénitale au judéo-christianisme et qu'essayent d'entretenir certains ecclésiastiques : Saint-Ambroise affirme que le péché originel se transmet par l'acte d'amour, saint Augustin devenu évêque se méfie tant des femmes qu'il ne veut parler à aucunes d'elles (« le désir des voluptés charnelles me tenait étroitement enchaîné » assure-t-il en se souvenant de sa jeunesse), quant à l'abbé Odon de Cluny, au Xe siècle, qui reprend à son compte saint Jean de Chrysotome(IVe-Ve siècles), il décrit la femme comme un « sac de fiente »…

Ces aberrations sont la version extrême de la méfiance de principe à l'égard de la femme, que la Bible a léguée au christianisme : « On peut dire que toute la genèse de la civilisation chrétienne s'est effectuée dans une atmosphère d'attirance passionnée pour la féminité et d'extrême méfiance vis-à-vis des femmes et des rapports physiques et intellectuels que les hommes peuvent avoir avec elles ». Ceci dit, les obsessions d'un saint Ambroise, d'un saint Augustin, d'un saint Jean Chrysotome… et de beaucoup d'autres, sont marginales, en ce qui concerne leur impact, dans les sociétés de l'Europe médiévale où la femme tient, de fait, qui lui revient selon les traditions européennes.

D'abord au plus haut niveau social, celui des princesses et des reines qui exercent, très naturellement, sur leur royal époux une influence qui peut-être parfois déterminante. L'exemple le plus magistral est fourni par cette Clotilde, burgonde et catholique, qui amène Clovis, son roi franc- et païen- de mari à adopter « la vraie foi »… ce qui lui procure le soutien de l'influent épiscopat gallo-romain pour imposer sa tutelle à ses rivaux, rois Germaniques comme lui mais qui ont le grand tort, du point de vue catholique, d'être ariens, c'est-à-dire hérétiques. La propre mère de Clovis, la belle Basine, fille du roi des Thuringiens, avait d'ailleurs démontré la grande liberté d'initiative des femmes germaniques en quittant son premier mari pour aller épouser, de l'autre côté du Rhin, un autre prince qui lui plaisait davantage… Quant à Ingonde, épouse franque du roi des Wisigoths, elle ramena à l'orthodoxie catholique son époux arien et ce travail d'agent recruteur fut initié par d'autres princesses téléguidées par leur directeur de conscience (rôle tenu par l'évêque de Reims, Rémi, auprès de Clotilde).

La beauté de la femme, chantée par les troubadours dans la douceur de vivre occitane, est célébrée aussi, en terre celtique, par la tradition arthurienne, au centre de laquelle la femme celte devient fée : Viviane est inséparable de Merlin l'enchanteur. Le Graal, l'antique chaudron du breuvage d'immortalité, cette coupe sacrée emplie du porteur de vie, le sang n'est-il pas la traduction symbolique de l'utérus ? Dans son Parzifal, dont le message ésotérique va à l'essentiel, Wolfram von Eschenbach ne tremble pas en écrivant que le combat pour la protection de la femme est prioritaire, de façon absolue, même par rapport à la défense de Dieu. Que voilà donc un propos bien hérétique… mais qui a enchanté ses auditeurs- et auditrice- de l'aristocratie européenne.

Comme il savait le faire, Michelet a tout dit en quelques mots : dans l'Europe du Moyen âge, « la femme règne dans le ciel, elle règne sur la terre ». André Le Chapelain, dans son Traité de l'amour (début XIIe siècle) écrit sans hésiter que les femmes sont « l'origine et la cause de tout bien ». On est loin d'Eve complice du diable…

Prêtresse de l'amour, la femme médiévale vient nous dire, avec Iseult, que la force de l'amour défie la mort et en est victorieuse. Poétesse, Marie de France fait de l'amour l'axe et l'âme de son œuvre. Quant à Dante, la puissance des yeux de Béatrice est telle qu'il y voit meilleur moyen d'accéder à Dieu !

Dieu n'intervient-il pas, d'ailleurs, par le bras armé d'une femme pour que renaisse l'espoir, aux jours les plus sombres ? C'est tout le sens de la mission de Jeanne d'Arc, que chante Christine de Pisan : « L'an mil quatre cent vingt neuf, reprit à luire le soleil ».

Plus discrètes mais tout aussi agissantes, ces femmes de paysans de l'Europe médiévale que l'on voit, dans les actes de vente ou d'achats de terre- et aussi dans les testaments- donner expressément leur accord pour toute décision mettant en jeu le patrimoine familial. La femme, gardienne du foyer, est, au sens plein. La maîtresse de maison et veille sur les intérêts de la lignée.


Il ne faut cependant pas idéaliser : à la fin du Moyen âge ceux qui diabolisent la femme n'ont pas désarmé et un inquisiteur dominicain affirme : « Son aspect est beau, son contact est fétide, sa compagnie mortelle. » Il est vrai que le métier de ce saint homme est de traquer et d'exterminer les sorcières (son ouvrage s'intitule Le marteau des sorcières ) et pour lui il y a évidemment, en toute femme une sorcière qui sommeille… Tant de femmes, décrétées sorcières, sont mortes brûlées vive sur les bûchers, aux XVIe et XVIIe siècles, qu'il faut beaucoup corriger la vision trop optimiste donnée souvent de la Renaissance et de son héritage soi-disant lumineux.


Le mépris bourgeois de la femme

D'autant que l'époque moderne voit la montée en puissance d'une bourgeoisie déjà misogyne dans ses fabliaux du XIIe siècle, où il est dit que « Femme est faite pour tromper ». De Louis-Philippe à la IIIe République, les bourgeois puritains du XIXe siècle, clients assidus des maisons closes, n'ont pas de scrupules moraux, ni de crise de conscience lorsqu'il s'agit d'exploiter ignominieusement dans leurs usines des femmes usées trop tôt, détruites physiquement et mentalement par des travaux harassants. Minées par la prostitution, le manque d'hygiène, la mauvaise alimentation, la maladie, l'alcoolisme, les femmes des « classes dangereuses », les ouvrières (souvent paysannes happées et broyés par le mirage citadin), portent une marque d'infamie gravée comme un fer rouge par les bonnes âmes. Ce scandale permanent est dénoncé par quelques courageuses comme Georges Sand ou Louise Michel, la « vierge rouge » de la Commune, dont le combat inlassable contre l'injustice est exemplaire.

La revanche des femmes vient avec la guerre de 1914-18 : les hommes paralysés dans la boucherie des tranchées, elles font face et assument, en serrant les dent. Beaucoup d'entres elles ne verront pas revenir le fiancé, le mari, les frères, les fils… Leurs filles et petites filles s'en souviendront et n'oublieront pas le message.

L'émancipation  des femmes, qui est la révolution culturelle la plus importante du XXe siècle est pour un Européen forcément positive. Mais, comme toute révolution, celle-ci peut déraper, contenir le meilleur mais aussi le pire. Les outrances du féminisme, qui prétend libérer las femme en niant ou ridiculisant la féminité, débouchent sur la négation des spécificités masculine et féminine, font entrer dans le domaine de l'absurde et nuisent plus que tout à la cause qu'il prétend défendre.

La nécessité d'atteindre un judicieux équilibre dans la répartition des rôles entre l'homme et la femme, basée sur les réalités de la nature, s'inscrit dans les meilleures traditions européennes et, depuis Platon,  le thème de l'union des contraires est au cœur de la pensée européenne. Il est clair qu'un tel modèle sociétal est incompatible tant avec le port du voile importée par les Sarrasins, qu'avec l'hystérie de style MLF. En fait, la conception qu'on se fait de la place et du rôle de la femme est bel et bien un choix de civilisation.

Les « vénus » préhistoriques aux formes généreuses trouvées en bien des régions d'Europe, de la Dordogne à l'Autriche et à la Moravie, nous adressent un message à travers les millénaires : la femme est fécondité, elle est l'image de la Terre-Mère. Respecter la femme, c'est respecter la terre. Et donc la vie. Ceux qui méprisent aujourd'hui la femme et la terre ont la même maladie mentale. Fous d'Allah ou adeptes du Veau d'Or, ils ont une vision du monde qu'un Européen digne de ce nom ne peut accepter. Et qu'il doit combattre. Totalement !


Posté par Siegfried à 21:27 - Femme Européenne - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Critique littéraire (Bande dessiné)

THORGAL

Un enfant est découvert dans une capsule spatiale en pleine tempête par des vikings. Leif Haraldson l'adopte et le nomme en référence à ses dieux Thorgal Aergisson.
À la mort de Leif le chef viking Gandalf le Fou oblige Thorgal à vivre à l'écart des autres. Seule l'amitié d'Aaricia, une fille de Gandalf, réchauffe son enfance solitaire. Leur amitié réciproque se transforme en amour profond. Il s'échappe et pour lui va commencer des aventures extraordinaires avec Aaricia, puis leurs 2 enfants, Jolan et Louve. Dans sa quête de tranquilité, il utilise son habileté exceptionnelle au tir à l'arc pour lutter contre l'arbitraire et la cruauté des hommes.

Voilà le thème est lancé! J'ai découvert cette BD il y a 10 ans à l'âge de 8 ans et jai tout de suite était passionné par cette histoire, ce qui m'as tout de suite plus c'est cette proximité entre les hommes et les Dieux et la façon dont la mythologie est perçue comme bien réelle ( très proche de notre paganisme)! Les dessins sont magnifiques ( peut-être pas les 3 premiers albums) et l'histoire est vraiment captivante! Petit bémol, le scénario tent à s'essoufler sur les derniers épisodes, mais ça reste toujours passionnant!Quoiqu'il en soit je vous conseille vivement cette BD!

Bibliographie:
  1. La magicienne trahie (1980)
  2. L'île des mers gelées (1980)
  3. Les trois vieillards du pays d'Aran (1981 )
  4. La galère noire (1982)
  5. Au-delà des ombres (1983)
  6. La chute de Brek Zarith (1984)
  7. L'enfant des étoiles (1984)
  8. Alinoë (1985)
  9. Les archers (1985)
  10. Le pays Qâ (1986)
  11. Les yeux de Tanatloc (1986)
  12. La cité du dieu perdu (1987)
  13. Entre terre et lumière (1988)
  14. Aaricia (1989)
  15. Le maître des montagnes (1989)
  16. Louve (1990)
  17. La gardienne des clés (1991)
  18. L'épée-soleil (1992)
  19. La forteresse invisible (1993)
  20. La marque des bannis (1994)
  21. La couronne d'Ogotaï (1995)
  22. Géants (1996)
  23. La cage (1997)
  24. Arachnéa (1999)
  25. Le mal bleu (1999)
  26. Le royaume sous le sable (2001)
  27. Le barbare (2002)
  28. Kriss de Valnor (2004)

Je vous conseille le très beau site consacré à cette BD : www.thorgal.com



Posté par Siegfried à 18:37 - Livres, BD et revues - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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